Traducteur Traitre de Monde

... Il y a donc "une langue de la vérité, dans laquelle les derniers secrets, à dessein desquels peine tout penser, absente toute tension, elle même gardant le silence, sont conservés", et c'est "la langue vraie", dont nous présupposons le plus souvent sans le pressentir l'existence, dès que nous traduisons d'une langue dans une autre. (...) ne pas interroger les créations linguistiques sur leur valeur d'usage et de communication, mais les comprendre dans leur forme cristallisée et par conséquent fragmentaire comme des manifestations sans intention et sans communication d'une "essence du monde" (Note : ou plus simplement "de Monde") Hannah Arendt , Walter Benjamin, 1892 - 1940

Expositions des archives Benjamin, en cours.

Commentaires

1. Le vendredi 8 juin 2012, 12:26 par tcrxt

« Les causes du foisonnement diffèrent aussi d'un auteur à l'autre. Comme je l'ai signalé précédemment, la plupart d'entre eux imputent le foisonnement au traducteur. Selon Juhel, le traducteur veut tout faire dire aux mots. Il ajoute que «cette tendance à "l'étoffement» dénote soit une méconnaissance du savoir que possèdent les destinataires de la traduction [...] soit un asservissement aux procédés linguistiques de la langue source transposés tels quels dans la langue d'arrivée» (1982, p. 67). Kokas de même que Vinay et Darbelnet ajoutent que le traducteur est instinctivement porté à allonger d'abord par prudence, puis par ignorance et voire par hâte, sous la pression des délais qui lui sont imposés. Pour leur part, Barth et Bélanger considèrent qu'une partie du foisonnement vient de servitudes linguistiques, mais ils ne déterminent pas de pourcentage relatif à cette cause.»

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