La catégorie Catégorie

Où l'on suit les avancées de Travail, c'est à dire dans le langage du monde, du travail de spéculation et de compréhension de Monde.
Ici, des hypothèses, des tubes de Musique, des textes, des enluminures, des pistes laissés par les anciens et les futurs et ceux qui n'existent pas et rassemblées comme autant d'éléments d'approxmondeisme.

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vendredi 9 septembre 2016

Appel à Logicien, encore

si celle/celui-ci (se) reconnait, qu'il avance une/des théories ou répondre au crobar un crobar

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Le tour de carte réalisable selon la formule :

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Ou, toujours possible mais plus aventureux, réalisable en vélo :

Jarry_Alfred_-_Arrivee_au_Phalanstere_du_jeune_Indien.jpg

jeudi 13 juin 2013

Le directeur de micr0lab répond aux questions de la fanzinothèque belge !

interview micr0lab

vendredi 8 juin 2012

Circonscription du Loisir par une marque de soupe, suite.

Rappel :

(Suite de l'article suivant : https://joueb.micr0lab.org/post/2011/11/30/Circonscription-du-Loisir-par-une-marque-de-soupe

De : SOCAM - Partenaires partenaires@socam-net.net Envoyé : mardi 5 juin 2012 17:51 À : Musée-de-l'Historiographie Objet : partenariat SOUPE

Bonjour,

voici le descriptif de notre proposition.

Elle porte sur les soupes SOUPE du groupe GROUPE INDUSTRIEL D'ALIMENTS vendues en hyper et supermarchés partout en France. La marque souhaite communiquer autour d’une offre familiale liée à la culture, la découverte du patrimoine et du terroir.

Au global, le RÉSEAU de LOISIRS sera constitué de visites culturelles, grottes, musées, châteaux, parcs animaliers, parcs de loisirs, fermes pédagogiques… répartis sur toute la France.

Opération Consommateurs

L’offre sera destinée aux familles : pour l’achat de 2 soupes SOUPE, 1 entrée offerte pour 1 entrée achetée. Pour bénéficier de son offre, le consommateur devra vous remettre son ticket de caisse prouvant 2 achats simultanés dans les dates de l’opération (01/09/12 au 01/03/2013) lorsqu’il viendra profiter de son offre. Dans ce cas, il sera récompensé grâce à une offre « une entrée offerte pour une entrée achetée ». L’offre sera valable jusqu’au 30 septembre 2013.

L’offre ne sera pas cumulable par groupes de visiteurs et l’entrée offerte sera la obligatoirement la moins onéreuse du groupe.

L’ensemble des éléments de communication, des frais de création et de production sont à la charge du client. Il ne sera demandé aux partenaires aucune participation financière. Il s’agit d’un partenariat simple vous faisant bénéficier d’une visibilité importante sur des produits à forte notoriété et, ce, dans toute la France. En contrepartie de cela, nous vous demandons simplement d’offrir les gratuités dans les conditions stipulées et définies ci-dessous.

Au niveau des modalités, quelques contraintes sont mentionnées afin de limiter le nombre de remontées et ne pas saturer les partenaires :
*Une entrée offerte pour une entrée achetée, chez les partenaires de l’opération. Pour bénéficier de cette offre, remettez à la caisse du partenaire qui vous intéresse votre ticket de caisse prouvant l’achat simultané entre le 01/09/2012 et le 01/03/2013 de 2 produits soupes SOUPE. Une prestation identique vous sera offerte en contrepartie de l’achat  d’une prestation plein tarif individuel aux caisses du partenaire. La prestation offerte sera obligatoirement la moins onéreuse des deux et devra être utilisée le jour même. Offre non cumulable réservée aux particuliers, valable jusqu’au 30/09/13 sauf fermeture annuelle ou exceptionnelle des établissements partenaires. Une seule prestation gratuite offerte par famille et/ou groupe lors d’une même visite. Offre non cumulable avec d’autres offres promotionnelles ou tarif privilégié (y compris tarif CE). Pour tout renseignement ou réservation, nous vous conseillons d’appeler le partenaire chez lequel vous souhaitez vous rendre. Retrouvez la liste complète des partenaires ainsi que les conditions d’accès pour chacun de nos partenaires sur www.soupe.fr

Pour participer à cette opération, merci de répondre à ce mail en précisant « bon pour accord » ou retournez-nous la prise d’accord ci-jointe complétée et signée. D’avance merci.

Nous vous enverrons les maquettes des éléments sur lesquels vous apparaissez (site internet) avant leur mise en ligne pour relecture des informations vous concernant.
Je reste à votre entière disposition. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez des questions.

Cordialement

Adolphine Emilie Romagna, Chargé de relations RÉSEAU - Délégué SOCAM pour GROUPE INDUSTRIEL D'ALIMENTS

lundi 26 décembre 2011

De l'appauvrissement de la langue

Catégorie imposée empêche de penser c'est reposant.

étiquette

dimanche 11 décembre 2011

Irruption du monde Monde en studio

De post-rock vers Musique de Post-Rock

Groupe/Mise à plat de mixer vers fichier numérique/minimisation par la machine.

La poésie des bugs numérique (pour les amateurs de musiques vraiment minimales, voir aussi file0000.chk de l'artiste Disque dur)

mercredi 30 novembre 2011

Circonscription du Loisir par une marque de soupe

Loisir 1

... ou comment le grotesque s'insère sans vergogne dans une offre promotionnelle pourtant bien alléchante ; qui ne peut résister à la qualité des soupes de la marque, en premier lieu, et surtout de sa gamme minceur aux qualités gustatives sans pareilles, ne peut encore moins ne pas être séduit par ces philanthropiques propositions de Loisir.

Loisir 2

Ah, le loisir plein tarif individuel...

Dès le premier coup d’œil sur l'offre, c'est cette invisible légende que je cherche : est ce que je pourrais, après m'être délecté de ma soupe, me plonger avec ravissement dans les délices du Loisir consumériste?

Loisir 4

Manifestement non. Ni le bowling -qui m'ennuie assez vite-, ni le mini-golf -trop modeste à mon goût : ne suis-je donc qu'un mini-consommateur de soupe?- ne me séduisent. Encore moins l'étrange spectacle Pinder, qui me parait définir ce que l'on appelait autrefois communément du "Cirque" : je n'ai pas d'enfants à y emmener, les clowns et les animaux en cage me dépriment. Mais pourquoi Spectacle Pinder au lieu de Cirque ? Le spectacle "Cirque" serait il désormais copyrighté, tout comme la marque de soupe ? Si le Pinder du spectacle Pinder -qui n'est peut être qu'un vil cousin imposteur, incapable de donner à son public les authentiques joies circassiennes, d'ou de légitime dépot du cirque comme marque par les Vrais Circassiens, afin de conserver la tradition du VRAI spectacle de cirque, permettre au consommateur de cirque de trier le bon grain de l'ivraie, le Vrai Cirque de ses ridicules et contrefaits ersatz-, donc, si le Pinder ici évoqué était le véritable Pinder, apposerait-il après le mot cirque le petit R entouré du Copyright? Il faut mener l'enquête, trop de questions restent en suspens.

A priori, le Loisir selon la marque de soupe est un loisir de pauvre.

Note d'Etude : Le Capitalisme (au sens large : entreprises de commerce modernes, rationalisation intéressé des services, des idées, de l'information etc...) est un producteur de Monde (au sens large également) souvent très inventif. Nous sommes ici en présence d'un aveu involontaire de Monde, d'un cas tout à fait étonnant car peu raffiné -on nous a depuis longtemps habitué à mieux- d'association d'un mot à un concept, apparemment flou, mais partagé en les têtes malgré sa nébulosité, mot-concept-flou-et-utile qui permet d'alimenter la machine à produire du Monde. (A propos de Monde, voir l'article Tentative de note sur Monde, et tous les articles de la catégorie Catégorie) Le Capitalisme a besoin de ce concept de Loisir : celui ci s'articule avec d'autres concepts nébuleux mais omniprésents que sont Travail, Vacances, Divertissement... et rend supportable au sujet son avilissement par le système. Croire qu'on sera le seul à jouir du mini-golf, pendant ses vacances, ou il faut consommer à tout prix et le plus possible, en famille ou entre amis, avant de retourner au travail, qui sera dès lors le lieu ou toutes les pensées non happées par le travail seront dirigés vers le nouveau temps de loisir, et donc seront également partie pleine et entière du système bien huilé d'avilissement Capitaliste, dont ce jeu Travail/Loisir constitue sans doute un des rouages essentiels.

Epilogue : je n'ai pas acheté la soupe, car mes pratiques de Loisir ne paraissent pas figurer dans le catalogue des loisirs de la marque de soupe. Je suis peut être trop pessimiste, car tous les espoirs, toutes les promesses sont contenus dans le etc... (Poney, Ski nautique, baptême de plongée, d’hélicoptère, de voiture de course -moyennant un supplément et dans la limite des stocks disponibles-) Tout cela mérite un éclaircissement écrit auprès du Service Con-Sommation de la marque ; celui ci doit d'ailleurs être littéralement submergé par les appels et les questions anxieuses d'acheteurs fidèles ou potentiels -comme moi-, angoissés à l'idée de ne pas pratiquer les loisirs référencés, de ne pas pouvoir manger de soupe, de ne pas être comme tout le monde, ou pire, seulement pas représentatif...

mardi 15 novembre 2011

Le surhomme du jour d'aujourd'hui.

 On a tort de dénigrer le culte des objets. ─ Oui, moi je diffuse mes opinions au présent de vérité générale avec un cyber-mégaphone parce que je pense modernement et que l'assertion éthique en préambule, c'est in. ─ À condition d'être un peu malin, vivre dans un monde où n'importe quoi peut se substituer à n'importe qui peut présenter des avantages non négligeables, non pas dans la poursuite du bonheur ─ anyway, le bonheur, c'est has been ─ mais dans l'optimisation de ses relations sociales. Vous me direz que c'est n'importe quoi ; je vous répondrai que c'est plutôt l'art de faire n'importe quoi.

Petit exemple :

 

Du tabac, un bon bouquin, un carnet, une souris et un énorme pot de glace. Avec ça, on fait beaucoup.

On peut par exemple dire à sa belle-mère que son rôti est dégueulasse, qu'elle est d'une bêtise aussi abyssale que le décolleté de sa pouffiasse de fille et que d'ailleurs, le chiard de celle-ci ressemble plus à un petit rat rose et glabre qu'à la huitième merveille du monde. Une fois la pensée réelle exprimée :

  1. sortir fumer une cigarette pour se calmer (substituts envisageables : bière / whisky / absinthe / cannabis ─ illégal en France mais êtes-vous certain que vous ne serez pas à Amsterdam après quelques bouffées ?).
  2. rentrer chez soi pour exprimer tout le ressentiment excédentaire sur un carnet (s.e. : papier à lettre / cahier de brouillon).
  3. bouder en lisant l'excellent livre de Jacques Abeille (s.e. : Roger Zelazny / Philip K. Dick / Lewis Carroll / Tolkien).
  4. recevoir un coup de téléphone annonciateur d'un célibat nouveau mais ne paniquons pas puisque c'est là qu'intervient l'énorme pot de glace ! (s.e. : plaquette de chocolat noir à la pâte d'amande / pot de crème de marron / boisson chaude / tube de lait concentré sucré / tout aliment décadent).
  5. aller sur internet se trouver un nouveau conjoint / des films pornos / des lieux d'expression de la frustration.

Tout cela n'a pas l'air très constructif, me direz-vous... L'aspect apparemment rébarbatif de votre nouvelle vie ─ puisque tout lecteur qui se respecte est un esclave qui par définition n'a aucune jugeote et exécute tout ce que le sacro-saint auteur attend de lui ─ l'aspect rébarbatif de votre nouvelle vie, disais-je, ne doit pas vous arrêter ! Que vous soyez refroidis, c'est bien normal ; vous le serez si ce n'est pas déjà le cas et c'est justement l'enseignement prodigieux de sagesse que nous délivrent ces objet de consommation, de confort, de réconfort. Être froid, vivre au froid, mais être libre de dire ce que l'on pense : voilà le modus vivendi du surhomme du jour d'aujourd'hui, i.e. celui qui sait déjouer le péril de l'hypocrisie.

Cette logique repose sur un double constat : si les progrès de la technologie ─ et avec elle du marketing ─ ont considérablement humanisé les objets, les Hommes se sont symétriquement réifiés sous la pression du politiquement correct et des grandes peurs telles que celle du SIDA ou celle du chômage. Avec les mots d'ordre «Travaille !» et «Laisse pas traîner ta bite n'importe où !» ont imprimé en chacun des règles dont le contournement a pour conséquence une mort lente et douloureuse, qu'elle soit sociale ou physique. Or, ces impératifs qui relevaient a priori du simple bon sens face à ces deux menaces réelles ont évolué dans le sens d'un dédoublement symbolique / réel dont on observe les effets au quotidien : même en situation de stabilité financière, l'oisiveté suscite la culpabilité et même en cas de certitude quant à la santé de partenaires sexuels, le mélange des corps est considéré avec suspicion. A contrario, l'activité, même absurde, rassure et l'Amour légitime parfois davantage une relation sexuelle non-protégée qu'un bilan de santé en bonne et due forme ! C'est qu'en pénétrant le monde des symboles, ces deux craintes ont pris une dimension morale qui déborde complètement les limites de leur utilité. De la recommandation, on passe alors au commandement et du risque on passe à la transgression.

La mort étant la sanction annoncée, l'obéissance à cette morale est largement renforcée ; pire, elle est intégrée par les individus et génère des réactions simili-instinctives que seuls certains rites sociaux peuvent annuler. Ainsi les vacances et à plus forte raison la retraite libèrent de la culpabilité liée à l'oisiveté tandis que le mariage ou ses avatars post-soixante-huitards ─ le PACS ou plus simplement le fait de se déclarer en couple (reconnaître plus ou moins publiquement que l'on s'aime et former des projets communs) ─ abolissent la crainte de la contamination. «Mais que viennent faire les objets dans tout ça ?», me direz-vous ! A cela, l'auteur vous répondrait, non sans une certaine impudence, «Mais y a pas l'feu au lac !» s'il ignorait le respect qu'il vous doit, ô vous qui me faites exister...

L'habitude de la docilité agit comme une tache d'huile et se répand. On a tôt fait de passer de l'assertion «Parfois, le mal est létal.» à sa généralisation : «Le mal est par essence létal.». Évidemment, plus on s'éloigne de la source, plus la peur est diffuse mais c'est l'accoutumance à la docilité qui retient mon attention ici. Ne trouvez-vous pas, vous aussi, que la génération Y adopte une attitude quasi-systématique de servilité ? Cette idée ─ oui, c'est forcément une idée puisque je ne me permets pas de ressenti, je suis l'auteur d'un article aussi long que sérieux, non ? (hein, qu'il est long ?) ─ cette idée, donc, est liée à la peur d'une apocalypse personnelle. Que le mal soit fait et la mort frappera ! ─ mouahaha ! Or, le but proclamé de cette morale étant l'acquisition de biens ─ et non du Bien ─, les détracteurs du temps présent se sont détournés de ses biens en les calomniant, en les rejetant comme moyens d'évolution personnelle. Et ils ont tort !!!

Les objets ne mentent pas, quand votre ordinateur a foiré, il vous le dit dans sa langue mais il vous le dit clairement : «Va te faire foutre.». Pas de langue de bois au royaume des réifiés mais des langues de métal, des langues de fer pour les béliers, des langues d'or pour les lions et des langues de cuivre pour les balances ! Il y a toujours un allié invisible dans le sillage des triomphateurs et l'objet, lui, ne vous trompera jamais ! Quoi de plus fiable qu'un objet que vous avez acheté, tout entièrement, définitivement et dont la destruction ne saurait nuire à votre conscience puisqu'il n'a pas d'âme ? Enfin, pour pourrez être vous-même sans crainte de faillir puisqu'il y a un objet pour remplacer quelque fonction humaine.

  • Mère = brique de lait concentré + agenda électronique + forums + micro-ondes + Bio Santé Magazine
  • Père = guide d'installation du truc en morceaux Ikea + DVDs de coaching multiples et variés + Figaro magazine
  • Conjoint = couverture de sécurité + sex-toy + livre de Marc Lévy quelconque
  • Amis = Facebook + lapin Nabaztag
  • Progéniture = n'importe quel MMORPG en mode farming + aquarium

Peu à peu, cette immersion dans le monde des objets vous inspirera un sens de la justesse implacable. Alors, je vous vois venir, jeune utopiste fougueux pétri de bons sentiments, vous vous apprêtiez à m'objecter que ce monde sans déception et sans manque n'est possible qu'à condition de disposer d'argent en quantité suffisante. Vous avez tout à fait raison, et je vous félicite d'utiliser à si bon escient cette machine à produire de la pensée que d'aucuns appelleront leur Esprit. Deux ajustements doivent être faits pour rendre à l'auteur ─ MOI ! ─ tout le brio de sa pensée super trop pertinente.

Tout d'abord, il n'est aucunement question de remplacer l'intégralité de votre milieu social. L'objet ne doit subvenir qu'à des besoins ponctuels, il doit être la rustine de votre vie sociale, pas son vélocipède. Cette restriction semble avoir échappé aux geeks, nerds et hikikomori plus ou moins organisés sur lesquels on peut bien constater le désastre sanitaire et existentiel d'une vie en situation d'isolement total.

Last but not least, une précaution reste à prendre... Toute cette attitude reposant sur votre potentiel de consommation, il n'est évidemment pas question de perdre votre source de revenus. Dès lors, inutile de tenter des applications au boulot, vous allez juste vous tirer une balle dans le pied. Emmerder la belle-mère, oui, c'est menu fretin ; emmerder le patron, pas question ! Mais bon, l'un dans l'autre, le travail, on n'y passe que... ah ouais, merde, on y passe quand même beaucoup de temps... Bon. En fait, si votre environnement professionnel vous gonfle, surtout, ne pactisez pas avec ! Même si cela vous semble être le meilleur moyen d'améliorer les choses. Zut, ça peut effectivement être le moyen d'améliorer les choses. Bon... En fait, prenez sur vous au travail  et reportez la frustration à la maison ET au supermarché. Vous claquez tout votre fric en moyens de compenser une vie publique aussi insipide qu'humiliante et le pécule se fait rare pour compenser votre vie privée de merde ? Arf, c'est bien dommage...

Bon. Je vois que je ne suis pas digne d'être le sacro-saint auteur qui a toutes les solutions. Ne reste plus pour moi que cette issue : faire le deuil de mon brio rêvé en m'enfouissant dans la surconsommation de glace au chocolat. Petit problème : j'ai déjà épuisé mon ratio de glace. Par ailleurs, mon paquet de tabac est presque vide... Faillite de la pensée et faillite financière... C'est la loose.

mardi 8 novembre 2011

Traducteur Traitre de Monde

... Il y a donc "une langue de la vérité, dans laquelle les derniers secrets, à dessein desquels peine tout penser, absente toute tension, elle même gardant le silence, sont conservés", et c'est "la langue vraie", dont nous présupposons le plus souvent sans le pressentir l'existence, dès que nous traduisons d'une langue dans une autre. (...) ne pas interroger les créations linguistiques sur leur valeur d'usage et de communication, mais les comprendre dans leur forme cristallisée et par conséquent fragmentaire comme des manifestations sans intention et sans communication d'une "essence du monde" (Note : ou plus simplement "de Monde") Hannah Arendt , Walter Benjamin, 1892 - 1940

Expositions des archives Benjamin, en cours.

mardi 25 octobre 2011

Titres

Mort / Arrêt définitif / Une chanson des Beattles

mardi 27 septembre 2011

Révélation mineure de Monde -Chicago Blues-

Les petites epiphanies quotidiennes doivent nous convaincre d'une attention permanente aux apparitions ostentatoires de Monde ; c'est de l'endroit où l'on pourra le moins s'attendre à des surgissement de Monde qu'il y en aura, et peut être que ceux-ci n'auront de sens qu'à nos yeux propres, et qu'il sera difficile de soumettre ni d'intégrer ces intuitions à une analyse sérieuse ; il y a, dans la part d'inconnu qui entoure Etude, un espace possible de solitude pour le Chercheur de Monde. Soit.

Fourchette an 1000 Fourchette 1925
Représentation de Fourchette (XIème siècle, 1925)

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"Pour la date du 05 novembre dites moi car si non je la reporte pour la faire avec mon groupe de CHICAGO BLUES."

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Postulons que Chicago Blues existe dans Monde.

Chicago Blues , dans Monde, est différent du genre musical qui est joué dans le monde et nommé Chicago Blues .

Prenons Chanteur A, qui n’a pas conscience de Monde, et veut seulement jouer du Chicago Blues. A cette fin, il quitte les Musiciens A, B, C, avec qui il jouait du Chicago Blues, jusqu’au moment où il a pris conscience que ce qu’il croyait être du Chicago Blues n’est pas vraiment selon lui, Chicago Blues. Il croit, mais sans savoir qu'il le croit, détenir le secret de Chicago Blues. Il monte un nouveau groupe de Chicago Blues, avec les Musiciens A’, B’, C’, et avec pour dessein inconscient mais inévitable, de remplir la fonction de Groupe de Chicago Blues.

L’échec annoncé à devenir Groupe de Chicago Blues tient en plusieurs causes :

- Chanteur A n’a aucun regard sur lui-même ; il CROIT être, dans le premier groupe comme dans le deuxième, Chanteur de Groupe de Chicago Blues. Deux approx-Mondes de Chicago Blues de Chanteur A se succèdent. Il pourra y en avoir d’autres par la suite, plus ou moins proches de Chicago Blues, mais aucun ne sera jamais, sauf par hasard incroyable, Groupe de Chicago Blues.

- Chanteur A n’est pas rigoureux dans son travail et sa sélection de références, alors que son projet inconscient d’être Chanteur de Groupe de Chicago Blues devrait l’entrainer à la plus grande rigueur. Il a une vision approxmondeisée plutôt claire de Chicago Blues, mais ne se donne pas réellement les moyens de tendre vers cet approx-Monde.

- Dans les deux cas, les Musiciens A, B, C et A’, B’ et C’ n’ont pas, contrairement à Chanteur A, de vision d’approx-Monde de Chicago Blues. Par contre, ils sont rigoureux, et en travaillant leur artisanat, vont décortiquer les caractéristiques techniques du Chicago Blues, le démonter et apprendre à en jouer plus ou moins grossièrement. Il ne joueront certainement pas Chicago Blues, et seront définitivement handicapés, malgré tout leur talent instrumental, dans la potentialité de jouer un jour Chicago Blues. Seul un Chercheur de Monde pourrait prétendre pouvoir jouer Chicago Blues.

Il apparait que la distorsion entre ChanteurA et Musiciens A, A’… témoigne de la complexité des approx-Monde eux mêmes ; il apparait que le GroupeA ou le GroupeB construit, en tant qu’entité, ce que l’on pourrait appeler un « ersatz d’approx-Monde », qui parait être plus éloigné de Monde, et en même temps plus caractéristique de Monde pour le chercheur de Monde.

Plus l’ersatz d’approx-Monde est grossier, plus il est facile à lire, et décrypte l’objet d’approx-Monde vers lequel veut tendre l’ersatz d’approx-Monde.

L’ersatz d’approx-Monde est hiérarchiquement placé en deça de l’approx-Monde, qui est lui-même une division réduite de Monde.

Une chose est certaine, c’est que l’approx-Monde Chicago Blues est donné à entendre par des « vrais » musiciens de Chicago Blues. Les « faux » musiciens de chicago-blues ont cependant plus de chance, par leur grossière interprétation musicale, par leur défauts, de donner à voir, en creux, les caractéristiques de Chicago Blues.

Je reformule : Un approx-Monde dominant du Chicago Blues est joué par des vrais musiciens de Chicago Blues, et illustre à priori plus Chicago Blues dans Monde, mais les « faux » musiciens de Chicago-Blues, par leur ersatz de Chicago Blues, donnent à priori plus à imaginer et caractériser Chicago Blues dans Monde qu’un « véritable » ou « crédible » approx-Monde de Chicago Blues.

Ainsi :

- les néo-nazis nous en apprennent plus sur le nazisme que les nazis.

- La droite décomplexée dite « sarkozyste » nous en apprend plus sur les valeurs de la droite que la droite.

Ainsi que :

- Les cérémonies spectaculaires de l’art contemporain nous en apprennent plus sur l’impossibilité d’institutionnaliser l’art que les « vrais » artistes à l’ego discret en apparence, critiquant l’institution mais ne rêvant que d’y avoir la place qu’ils croient leur être due.

- La démocratisation d’internet et internet comme preuve de la démocratie nous en apprennent plus sur la disparition de la démocratie que les indignations face à la disparition de la démocratie.

- La publicité nous en apprend plus sur le vide de la société que le discours vide sur la société vide elle-même.

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