mardi 19 septembre 2017

con•fig•u•ra•tion

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lundi 11 septembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #2



La réforme de l'orthographe permettrait-elle de réduire la fracture sociale ?

mercredi 6 septembre 2017

Les salauds, les salops

Nuances sémantiques et exercices de style.

Le Monde : les propriétaires véreux qui louent leur biens pourris aux sans-droits.

Selon un rapport de la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (Drihl), près de 5 % du parc privé régional, soit environ 180 000 logements, sont considérés comme indignes parce qu’insalubres ou humides, minuscules, sans fenêtre ni confort, et loués à des prix usuriers.

Le reste du monde (page 18) : 205 000 logements sont vides dans Paris.

Bordel, il doit bien y avoir une solution, mais laquelle....?

vendredi 1 septembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #1



A-t-on enfin résolu le problème du trafic de stupéfiants dans les cités ?

dimanche 20 août 2017

Un dimanche après-midi en Mayenne

mardi 8 août 2017

Arduinna Silva, ou Le bouillon jusqu'à la lie

L'idée semblait de rechercher des traces de la supériorité belge, tant en matière de culture que de conquêtes. Ils concentrèrent spécialement leurs recherches sur la question brulante de ce qu'ils apellèrent, dans leurs récits tardifs, la "littéralité belge".

"Quel époustouflant bon sens !" "Merveilleuse belgique !"

"Il y eu 3 belgiques, et pourquoi pas 5?"

"... dans la forêt profonde chantée par Jules Salade, où l'homme n'est rien ou si peu, les rapaces restent ici indomptés. Qui de l'homme, du cochon ou du sapin mène la danse? Qui sait?"

"Tant les corpuscules sont minuscules, Que les groupuscules me bousculent", fit Pimprenel à ses amis.

"Tout cela me laisse comtoise", répondit Silvesstre.

Violonusse n'en pouvait plus de toute cette superfétatoire odeur de gras de bœuf lyophilisé. "Peu m'en chaut", et elle se rabatit sur la pêche au thon, sans thon mais avec double pêche.

"Adolphe Sax, Geoffrey de Bouillon et Lépolod II ont en commun d'avoir su développer d'intéressants monopoles ; ce sont sans aucun doute les Plus Grands Hommes Belges que la terre n'ait jamais porté", fit Louaque, en amateur éclairé d'histoire. Ce a quoi ne purent qu'opinel ses amis et compagnons.

Epilogue du désastre touristique et tout-le-reste :

S'étant trompé de vallée confondue dans la géographie, ils ne purent Dinant-Namur et furent obligés de partager leur table avec des étrangers, qui n'étaient autres qu'eux même. La bière fût ainsi posée sur le banc du devoir, ils firent leur devoir et burent la bière en riant, puis pissèrent la bière sur la statue du maréchal victorieux. "Que faire?" "Attendre". Et ils s'en allèrent en sifflant.

lundi 7 août 2017

Les Mauges enchantées

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Les lutins aussi veulent jouer au basket.

jeudi 13 juillet 2017

"Quand je veux à Laval", par Edouard Vent d'Haleine

De tout temps, l'Homme est hanté par la nostalgie et le trouble adolescent des amours balbutiantes. Ces sentiments généreux habitent en chacun de nous, au plus profond de nous-même, et constituent une féroce matière première pour les artistes. Édouard Vent d'Haleine, auteur-compositeur en contact intime avec l'adolescents, touche mieux que personne dans ce nouveau morceau à fleur de peau, et qu'il nous livre ici sans pudeur.

"Quand Je Veux A Laval" (Vent d'Haleine / Vent d'Haleine)

L'occasion pour Vent d'Haleine de rendre hommage au compagnon de toujours, Eric Connaissance, qui signe depuis toujours -et avec talent- les arrangements de ses morceaux, en plus d'être un collègue sur lequel compter quand je suis absent.

Pour en juger, voici les extraits de son travail pour le film d'art et d'essais érotiques "Les sigles de la vie", réalisé par Philippe Cheval lors d'un atelier avec les lycéens de Bretolle-sur-Buif. On lui doit le thème principal de la Bande Originale, et c'est un régal dont on ne se lasse pas de revoir les images.



"Pose de lambris au Vésinet" (Connaissance)



"Poseurs de lambris au Vésinet" (Connaissance)

samedi 8 juillet 2017

Le barbelé

Le barebelé, Le barblé, Le bar eux belé, Le barre blé, L'barbe laid, Le bare belé, Le barbwire, Le Wire fence sera festif ou ne sera pas festif, Joseph Glidden

vendredi 7 juillet 2017

Sortie dominicale

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Je me suis réveillé sur le dernier bruit d'un cauchemar assez pénible mais aussi très grotesque : nous déjeunions en famille (avec évidemment des membres morts ou que je ne connaissais pas, habillés en prolos des années 70, exception faite de mon frère) au bord d'un précipice dans les Pyrénées. Il s'agissait d'assister de très loin à une arrivée d'étape du Tour de France qui se déroulait sur un sommet opposé.

Le temps, les tempêtes, la fonte des glaciers avaient fait de ce bord de précipice une parfaite table de picnic. Les personnes mangeaient face à face, les uns côté chemin, rassurant, les autres sur des sièges à dossier naturel et sécure, mais suspendus dans le vide.

Je suis assis du côté plein. Mon frère, qui a l'âge mûr d'aujourd'hui, est assis quant à lui côté vide. Il a fini ses chips et manifeste son désir de reprendre pied sur le chemin. Je suis tout indiqué pour l'aider, malgré l'étrange fatigue que je ressens. A côté du groupe familial, il y a une touriste solitaire qui elle aussi avait fait halte pour casser la croûte, mais que je ne remarque qu'au moment où je donne la main à mon frère. Elle se trouve en effet côté ravin et essaie, seule, de remonter de l'autre côté. J'ai d'abord entendu son souffle, le souffle massif de quelqu'un de corpulent qui produit un effort. Un effort surhumain. Effectivement, la femme, vêtue d'un jogging gris, présente des dimensions fabuleuses : je dirais deux cents cinquante kilos d'une chair formidablement flasque.

J'aide mon frère à repasser de l'autre côté donc, en me disant "on va quand même l'aider". Tracter mon frère me coûte déjà beaucoup d'énergie, je me sens malade et épuisé mais la peur que j'ai de ce vide et la peur d'y lâcher mon frère me font oublier ma faiblesse. Une fois la chose faite, je me dis que ça va être difficile de l'aider, cette grosse femme, voire pourquoi pas DANGEREUX ; mon frère semble se dire la même chose et sans piper mot nous la regardons tenter en soufflant de basculer son corps par-dessus le parapet -du bon côté, naturellement. Le reste de la famille, quant à lui, fait tout simplement mine de ne rien voir. Son silence bruit de "c'est dimanche on ne va quand même pas s'emmerder" et de "qu'est-ce qui lui a pris de se mettre dans cette position à cette conne ?", ou bien ils ne la voient ni ne l'entendent tout simplement pas, bien qu'ils soient assez proches d'elle pour sentir l'odeur même de son souffle.

Et dans ce silence plein d'indifférence légère, de bruits de chips qu'on mâche mêlés à des pépiement d'oiseaux, mêlés surtout au frottement du jogging gris, de mains qui essaient d’agripper la pierre et d'un souffle toujours plus massif et de plus en plus rapide, la grosse femme fait tout ce qu'elle peut pour enjamber le parapet de pierre, en soufflant fort, dans son jogging gris.

Et dans ce silence dominical donc, bonhomme, nimbé d'un bonheur simple et familial la femme, après un ultime effort, glisse sur la pierre et, avec une rapidité, une fluidité et une douceur incroyables, disparaît de ma vue.

Les yeux fermés je compte quatre secondes supplémentaires de ce silence qui est comme un bloc de convivialité et de terreur insoutenables quand un bruit mat l'interrompt, comme d'une escalope qu'on attendrit.

Je me dis, les yeux toujours fermés, que ce genre d'aventure est décidément tout ce qu'on mérite.

mardi 4 juillet 2017

"Cette Nuit Je Rêvais", par Edouard Vent d'Haleine

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On dit de lui à la salle des professeurs du collège Alfred Ja'ari de Nyoiseau que c'est le "professeur de musique le plus sexy de l'académie". Rare sur scène, nos producteurs ne connaissent de lui que sa voix sucrée et sursuave, et son immense talent d'arrangeur intemporel. Sa voix? Juste mélange entre un falsetto sans fard à la Michel Dépêche, les from-the-bottom de Marc Avoine et la sensibilité à fleur de poil d'un William Chelleur. Selon nous, autant le renouveau que la continuité de la chanson française. La presse locale est élogieuse :

"(...) D’abord, une virtuosité crâne et une variété d’expressions dans les vocalises clouante, mais surtout une ressemblance : ce timbre, ces phrasés, ces affects, cette ardeur rappelent à s’y méprendre ceux de Filou, chanteur angevin qui avait marqué la scène locale à la fin des années 1990 avant de chuter bêtement dans l'Oudon après un concert à Sègre". (Magazine du Conseil Général de Mayenne)

"Vent d'Haleine est tout simplement boursouflant." (Dimanche Ouest France)

"Cette nuit je rêvais" (Vent d'Haleine / Vent d'Haleine)

Composition, arrangement, texte, chant, production : Edouard Vent d'Haleine

Basse Guitar : J-P Nabrot

Guitare / Hammond Organe : Phil Nabrot

Programmation de la boîte à rythme : Erfille Jabouert

(Edouard Vent d'Haleine tient particulièrement à remercier le quatuor à cordes de la classe de 5ème B pour le travail réalisé cette année sur mon album, et l’École de Musique de Bourg l'Evêque pour le prêt des micros.)

dimanche 2 juillet 2017

"Sélection", par Gerarcore 6000

Gerarcore 6000, de son vrai nom Gérard Corps, est originaire de Noyant-la-Gravoyère. Fils et arrière-petit-fils de mineur, il s'inspire du bleu de son Anjou bleu natal pour composer ses chansons, pleines d'émotions et de filtre passe-bas. Entre breakbeat et musique javanaise, son univers est un carrefour d'influences pleines d'une authentique sensuabilité qui sourd entre les lignes, qui suinte à travers le flot. micr0lab, le label défricheur et découvreur de talents, est fier de présenter en exclusivité ici le premier, nouvel et dernier album de celui qui se qualifie lui même de "chanteur qui bande sur secteur".

Ne louper pas sous aucun prétexte le tube de l'été (conçu pour) : "Saucisson Surprise Sec"

La coup de cœur de l'ingé-son : "Vivre pas trop mal n'est qu'une question de contrastes"

(durée totale du disque : 8'44 en écoutant chanson par chanson, 1'25 en écoutant tout en même temps.)

"C'est comme être à 120 pourcents de l'entier"

"2 Litres de Gasoil pour 1Kilo de poisson"

"Califat Espagnol"

"Compter le réel"

"Façon Grand-mère ou Tradition"

"L"humanité se caractérise par une épouvantable mauvaise foi"

"Ma dimension émotionnelle"

"Pantalons et Porte-jarretelles"

"Noyé à Noyant 2 chagrin"

"Je sens en toi toute ta chaleur"

"Sylvia Cahun aime Claude Kristel"

"Tant de mains pour transformer le monde et tu t'es pété le poignet"

"Va voir la bas si j'y suis et raconte moi l'epithumogénie"

"Toutes les bonnes choses ont une fin"

"Saloperie d'amour tendre"

jeudi 22 juin 2017

La fougue pour annuler la fougue - photo-conte mayennais par Pierre Guillaume -

« C'est quand même bizarre ça. Les cahots du moteur puis au calvaire ça repart. C'est quand même bizarre. Je peux pas parler de ça. Au Père. Non des fois il vaut mieux se taire. Ça va me tracasser ça. Ah bonjour ! Qui c'est ceux là ? »

« Ouais je les ai bien vus sur le bout de route dans le virage de la Ribaudière. C'est celui qu'on a fermé pour la voie verte. Avant il y en a eu des morts là. Ils roulaient au ralenti et en rond c'était une heure le soleil tapait le plus dur. Ça a vraiment dû leur tourner la tête. Pour moi c'est un suicide raté. »

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« Je leur ai demandé de laisser leurs sacs à la caisse. Il y en a un des deux le plus rouge, qui a dit quelque chose comme : 'ils vont pas disparaître les sacs ?' Il a dit qu'on lui avait déjà fait ce coup-là. Ils avaient l'air d'y tenir à leurs sacs. Je sais pas ce qu'il y avait dedans. En tous cas quand ils ont eu fini de payer ils partaient sans, j'ai dû les rappeler et on a plaisanté. C'était pas des voleurs c'était plutôt la chaleur. »

« Le mercredi après-midi, on le passe au bord de la rivière, à hauteur de Pendu. Pépouze, quoi. On a failli prendre un silure ou un bétain qui ressemblait à un silure. Thibaut a raconté une histoire qu'il a vue sur Facebook : des années après la guerre ils ont trouvé un silure énorme dans un étang en Pologne, et en ouvrant le bétain les scientifiques sont tombés sur un uniforme nazi. »

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« Faut que je trace jusqu'au pont là je suis loin d'être rentré. Les gars vont m'attendre et j'ai les clefs de la bétonnière. Quelle chaleur. Il dit qu'ils vont cuire sur le chantier. J'espère que M. Béhuart va payer son litre parce que faire une dalle de ce temps... Ils ont dit à la radio qu'il avait pas fait aussi chaud depuis la guerre. Il avait l'air gras leur à l'aïl aux deux gars. C'est bien ce que je me mettrais sous le coude ce soir à l'apéro, ça se picore tout seul ce machin-là. C'est marrant le tout rouge il avait une casquette Footix. Entre ces deux-là et l'Allemand à la base de loisirs qui se goulait sa saucisse au cul du vélo en lisant son gros bouquin, il y a pas à dire qu'ils m'ont mis la dalle j'ai rien pêché mais bon appétit les gars ! Un barbecue sur un vélo j'avais encore pas vu ça. Il y a encore des gars qui savent se mettre bien au bord de la Mayenne. »

« J'aime tant les virées à bicyclette au bord de la Mayenne ! La journée était si chaude, si impitoyable le soleil du solstice que les promeneurs n'étaient pas légion. J'ai néanmoins vu deux jeunes gens arriver qui parlaient fort en roulant. Ils sont descendus sur le troisième ponton et l'un d'eux m'a demandé quelque chose que je n'ai pas saisi mais que j'ai approuvé quand même. Ensuite ils se sont dévêtus et sont entrés dans l'eau, d'abord très hésitants, presque angoissés, même si ensuite ils sont devenus de plus en plus joyeux et enthousiastes, barbotant et plongeant avec frénésie comme des enfants. Il faut bien que se dépense la force de la jeunesse ! Je les ai ensuite observés en train de se prendre en photo. Puis ils ont semblé se lire à haute voix des passages d'un livre dont le titre m'a échappé, on aurait dit des poèmes, et ils ont fini par mettre les voiles après m'avoir salué. Ah, l'énergie de la jeunesse ! Et que le temps passe pourtant... »

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« L'heure est au triomphe des traîtres de tous bords, à la solde de Jupiter ! Jupiter, laissez-moi rire, c'est ainsi qu'on baptise désormais le jeune requin aux dents trop blanches, qui dépèce le cadavre d'un pays déjà trepassé depuis longtemps ! Pauvre France. Cet après-midi, j'ai été interrompu dans mes réflexions par un marmonnement que j'ai d'abord pris pour une mienne hallucination et mis sur le compte de la touffeur qui régnait partout et m'empêchait de respirer. Une litanie obscène se faisait entendre, répétée qui plus est avec l'intonation et la prononciation exacte de cet idiot de François Bayrou qui semblait annonner dans la pièce attenante : Je me branleuh, je me branleuh, je me branleuh. Je commençais à défaillir quand une écoute plus attentive me fit ouvrir en grand la fenêtre. En contrebas de la propriété, sur la rive opposée de la Mayenne, deux jeunes cons tout à fait raccords avec l'ignominie présente se prélassaient sur un ponton, privé par ailleurs. C'est de leurs bouches gâtées que venait la litanie de Bayrou. Je leur criai 'ça suffit, oui !' d'une voix autoritaire qui rebondit dans la vallée. A cet instant, ils ont tourné la tête vers moi et m'ont regardé, pendant un temps qui me parut anormalement long. Puis ils ont tous deux joint leurs mains devant la bouche et ont hurlé ceci : Ped'd'ange'! J'ai très distinctement entendu ce mot qui n'a pourtant aucun sens apparent. Vulgaire et absurde, voilà la France d'aujourd'hui. Des invertis qui se vautrent dans l'ignominie et ne sont pas même capables d'articuler une insulte intelligible ! Ped'd'ange', à quoi ça rime, je vous le demande ? Est-ce un signe de ralliement ? Une injure secrète ? Un infâme pet de tête ? »

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mercredi 21 juin, 15ème jour d'enfer Il est pas possible ce livre. Je me demande vraiment comment il a pu arriver là. C'est comme ci quelqu'un l'avait préparé pour moi. J'ai jamais lu un truc pareil. Un peu comme Baudelaire mais en mieux. Mais surtout je me fais tellement chier dans ce trou pourri que je lirai n'importe quoi mais là j'ai la tête retournée. La chaleur est trop forte j'étouffe. Je crois que je vais faire un malheur si je reste ici. Je deteste ce gros con, je veux qu'il disparaisse. Je déteste Romain et Céline. C'est à cause d'eux que je suis dans cette merde. Maintenant que je me suis fait chopper avec la C, qu'est ce qui va m'arriver? Putain. Je retournerais jamais là bas. Il faudrait que j'écrive. Il faut que je me sorte les idées de la tête, comme ce type. Pas ce journal, autre chose. Parler de moi ça m'aide pas. Mes idées noires autant les retourner contre le monde plutôt les noyer dans la fête. Avec les abrutis du monde entier qui me donnent envie de gerber. Je me dis en regardant ce paysage dans la maison du gros con qu'on va droit dans le mur, il y a vraiment un truc qui cloche, tout le monde fait semblant que ça va mais ça va pas du tout. C'est comme si la société se suicidait. Le mec du bouquin parle de ça. Mais qu'est ce qu'on peut faire? Je veux pas travailler, je veux pas faire des enfants, je veux pas de femme, je veux pas d'argent. Qu'est ce que je peux faire de toute cette énergie dans le ventre et qui me fait faire des conneries? Je déteste ce monde, je veux plus rien avoir à faire avec, je veux qu'il disparaisse dans un putain de trou noir. J'ai pensé un truc comme : il faudrait retourner la force contre la force, pour l'annuler. Plus on est fort, plus l'énergie négative en retour est forte. Je suis sur que les terroristes pensent à ça avant de faire péter des bombes. La force c'est pas le bon mot, il faudrait dire : la fougue. Je me souviens quand j'avais 8 ans et que je commençais, c'était au haras du Pont de Cé, Fripon, que tous les débutants montaient parcequ'il était toujours sage, avait blessé Elise, il l'avait vidé et piétiné volontairement. Ca se voyait que le cheval avait décidé de faire ça. Il était comme investi d'une mission, contre les hommes qui le montent. Est ce que la nature peut être terroriste? Est ce qu'elle ne devrait pas l'être? C'est ce qu'il faut faire maintenant. Il faut de la fougue pour annuler la fougue. Comme l'incendie au Portugal qui a brûlé comme des merguez ces petits êtres insignifiants dans leurs activités insignifiantes. De la fougue pour annuler la fougue. Une force négative proportionelle à la force positive : et les deux s'annulent, le néant, comme une équation réduite à zéro.

« Fauchage tardif... Pourquoi que je faucherais après les autres, moi ? On vient me dire que j'ai fauché le petit champ. Le gars de la ville qu'était venu au début de l'année. On avait dit fauchage tardif, qu'il me dit. Fauchage tardif, fauchage tardif, il est marrant lui, avec le soleil qu'il y a eu depuis mai c'est pas du foin qu'on aurait eu, c'est des cendres ! Et puis nous on a toujours été les premiers à faucher avant les autres, nous. Fauchage tardif. Il a dit qu'il récupèrerait l'argent. Je lui dit tu reprendras ton panneau avec, va ! J'ai dû prendre la carabine pour qu'il foute le camp. Ton chèque, tu peux te le mettre là, que je lui ai dit. Fauchage tardif. »

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« La saison on a déjà vu ça dix mille fois genre merci c'est trop original. Mais elle m'avait ruiné le truc que genre le mec il avait déjà tout lu en secret et que du coup il y a trop plus de suspense. Je suis dégoûtée. Le nouveau gars qui vient d'arriver dans l'épisode c'est marrant il ressemble au mec que j'ai rencontré qui m'a parlé l'autre jour. Il était pressé ah putain je suis dégoutée il y a encore des mecs qu'ont dégueulassé les chiottes ça me saoule ce boulot. Tiens d'ailleurs des cyclistes, comment ils doivent avoir trop chaud. Ils sont passé vite je les ai pas vus passer. Le mec l'autre fois il était pas si pressé je crois qu'il m'appréciait genre il m'a demandé des tas de trucs sur le boulot et après il voulait savoir par où aller à Segré du coup j'ai regardé la carte mais il en avait une aussi. Il me posait plein de questions, je lui répondais. Comme je me fais trop chier ici on a parlé quoi. Allez on a juste parlé, mais après je me suis dit un truc trop con, j'ai pensé à ça direct comme un flash : que genre à la plage il va avoir l'air trop l'air con avec ses coups de soleil! … ! … ! et puis il est parti. »

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« Ils sont drôles ceux là ! Ils se croient au Tour ou quoi ? En même temps je me suis déjà dit aussi en roulant la rue de Maingue qu'on croirait une arrivée d'étape. Surtout depuis qu'ils ont refait l'enrobé c'est un vrai billard. Et puis tu plonges vers l'Oudon alors qu'avant tu te tapais les coups de cul de la route de Louvaines qu'est bien casse-pattes, là d'un coup tu prends le frais, tu sais que t'es arrivé -mais pas sûr du tout que ces deux zouaves là ils soient du coin, je les aurait déjà vus sur leurs vélos de clochards- et après c'est la quille, la douche et la bière. Qu'est ce que j'aime me taper une bière fraiche après avoir roulé. En tous cas les gars je sais pas d'où ils viennent mais ils ont l'air de bien se marrer à faire les cons comme ça sur leur vélos. Vu comment ils sont rouges, avec la chaleur, rouler aujourd'hui c'est un peu de la folie, ils ont dû bien se dépasser comme on dit. C'est bizarre cette expression, quand on dit se dépasser. Dans le boulot je vois bien, tu dépasses des objectifs de vente ou ce genre de truc. Mais quand on dit se dépasser pour du sport, on se demande comment on peut se dépasser ? C'est-à-dire que, si je me dépasse, est-ce que je suis devant, ou derrière moi, ou les deux? Faudra que j'en parle au frangin ça, tiens. »

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« Il faisait un soleil pas possible aujourd'hui... qu'est-ce qu'il faisait chaud putain... on est allé se baigner à l'étang à Pouancé... A cause du soleil... Ah oui la Mayenne tiens j'y suis allé que pour la pêche... quel putain de cagnard... la Mayenne c'est bien pour la pêche... les chiennes aussi, mais elle se sont baignées dans l'Oudon... c'était où votre coin sur la Mayenne, vers le Ribouet ?... ah ouais merci mais pas maintenant la bière ... l'Oudon c'est sale je m'y baignerai pas... mais les chiennes aussi souffrent. »

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jeudi 15 juin 2017

vousavezreçuunmms

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vendredi 9 juin 2017

À la manière de

mardi 6 juin 2017

Un combat gagné d'avance pour la LPOMorts

Souvenez vous : les édiles craonnais nous avaient officiellement nommés pour prendre soin -take care- , sinon disposer d'une collection d'oiseaux morts et d'un écureuil en déshérence.

Animaux empaillés Maison Bleue De communication@ville-craon53.fr Date 30.01.2017 10:01

"Pour vous informer que la ville de Craon accepte de vous céder à titre gracieux les animaux empaillés se situant au deuxième étage de la galerie La Maison Bleue."

Ainsi est née, au sein de micr0lab, la LPOMorts, organe officiel et provisoire de défense des intérêts croisés de la paille et du volatile.

DSCF6230.jpg Chargement de la bétaillère à oiseaux, le 10 avril environ.

C'est le 12 avril 2017 qu'a eu lieu la cérémonie apéritive de remise des prix, qui consistait à remettre en une fois un prix, un cadeau et un oiseau à choyer, le tout contenu en un (1) oiseau mort choisit par son maître. Ou était-ce l'oiseau qui choisissait son maitre, l'on ne sait plus très bien. Une distro était proposée, ainsi que des boissons fraiches apportées par chacun. Convivialité, commerce et bonne humeur.

DSCF6239.jpg Un chat s'est glissé au milieu des oiseaux. Saurez vous le retrouver?

DSCF5959.jpg Wilhem Georg Savesack, le fameux grand écrivain, médite en compagnie de son fidèle Grèbe-Grabiéou.

DSCF6246.jpg Philipine-Malice, le regard tournée vers un avenir rayonnant de fraicheur.

DSCF6255.jpg Michèle Rocard, également ravie.

DSCF6257.jpg Pinpim s'entend déjà à merveille avec ce jeune Pruceau-gouli-gouli.

DSCF6263.jpg Alfrède fait sa mauvaise tête, mais c'est chez lui le signe d'un ravissement sans bornes.

DSCF6270.jpg Foutraque d'Amiens, le fameux cruciverbite, n'en fait qu'à sa tête.

DSCF6327.jpg Docteur Chrosto, excité à l'idée d'isoler son Mort Oiseau en quarantaine. Et il le confond avec un chat !

et enfin, ProleKlape s'amuse déjà avec son petit protégé, un authentique Michel-Butor-Priapique. DSCF6282.jpg

(Nos photographes mondains n'ont pas su tirer le portrait de tous les bienfaiteurs. Si vous en savez plus, n'hésitez pas à vous tourner vers la rédaction. Nous sommes sans nouvelle du perroquet.)

En tous cas, nous remercions nos membres de leur engagement pour une vie mortelle plus digne, pour tous ces oiseaux, qui, une fois passé la difficile période de quarantaine et d'adaptation à leur nouveau milieu, seront, à n'en point douter, parfaitement heureux dans leurs nouveaux foyers, dans leurs nouvelles familles.

Vive la micr0labe ! Vive la LPOMorts ! Vive les écureuils !

médecine pudique

Hier je suis allée chez le médecin, pour vérifier ma santé. Aux États-Unis. Une expérience au mieux cocasse, au pire insatisfaisante et honteuse.

Salle d'attente un peu miteuse, avec un écran géant qui m'abreuve de messages alarmistes et positifs: - la belle histoire d'une petite fille manchote abandonnée à la naissance devenue danseuse de ballet - les signes avant-coureurs d'une crise cardiaque - la crise cardiaque peut TOUCHER N'IMPORTE QUI - l'hypertension artérielle touche plein d'américains, et peu d'entre-eux le savent Le tout entrecoupé de publicités pour le nouveau sandwich d'une chaîne de restauration rapide qui participe sans aucun doute à gonfler les chiffres dont je suis inondée depuis quelques minutes.

Je peux ceci dit me changer les idées en lisant les nombreuses brochures publicitaires et les messages informatifs punaisés sur les murs. Il y en a un particulièrement troublant qui m'avertit que pour le bon fonctionnement du cabinet médical et pour ne pas créer de bouchons dans la salle d'attente, le patient ne peut présenter que deux questions au médecin. Si par malchance il a par exemple un grain de beauté douteux, des varices et de l'eczema il devra choisir lesquels il montre au médecin....

Bon bon bon ...

Vient l'examen, comme je suis une femme, il comprend une palpation des seins pour dépister une éventuel grosseur et un examen gynécologique. Quand le médecin m'indique que c'est le moment, je commence à soulever mon tee-shirt. ... Horreur dans ses yeux. Moment de recul. Presque un cri. J'ai fait une connerie.

Apparemment un examen gynécologique suit des règles bien précises ici. On ne se déshabille pas devant le médecin et le médecin ne doit surtout pas voir un bout de sein. Donc le médecin doit quitter la salle pour laisser la patiente se déshabiller, revêtir une chemise en papier jetable, s'allonger sur le fauteuil et poser une serviette en papier jetable sur le pubis ... Résultat j'étais plus couverte pour mon examen intime que lorsque je suis arrivée dans le cabinet et le début d'attentat à la pudeur que je venais de commettre avait définitivement rendu le docteur distant et désagréable.

Pour examiner ma poitrine, le médecin a dû ensuite glisser ses mains dans les manches de la chemise. Pour le coup on a vraiment l'impression de se faire tripoter par des mains malhabiles ... Ridicule de la situation où le médecin dépiste à l'aveugle ... L'examen terminé, le docteur s'adresse à moi comme si j'étais stupide, et me répète trois fois et lentement que je dois attendre qu'il ne soit plus dans la salle pour me rhabiller ...

Une visite médicale dans un état conservateur ...

C'est à se taper la tête contre les murs si même les médecins demandent à leur patientes de ne pas montrer leur poitrine lors d'une palpation des seins ... Il faut vraiment avoir un problème avec le corps des femmes pour sexualiser un geste médical banal. C'est tout de même inquiétant

samedi 3 juin 2017

"Et vous faites quoi à côté ? Vous aimez le ... jazz?"

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mercredi 31 mai 2017

Eh ! Bande de Gros Trucs ! Foutez vous de ma gueule mais steup arrête de me demande de signer en bas

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Veolio et la com de l'ONU (*), une affaire qui roule.

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"Mettre fin à l’extrême pauvreté. Lutter contre les inégalités et l’injustice. Régler le problème du changement climatique."

C'est pas qu'on est habitué à l'enfumage mais bon :

"Les objectifs mondiaux englobent des aspirations importantes de nature à changer le monde. Leur réalisation nécessitera la coopération des gouvernements, des organisations internationales et des dirigeants du monde entier."

(Il manque pas, genre, la Grosse Undustrie?)

"Il semble impossible pour un citoyen ordinaire de faire changer les choses."

Là on est d'accord. Ni citoyen, ni ta grand-mère, ni Jésus, ni la science. https://www.wikiberal.org/wiki/Collapsologie

Modèle EcolONU Niveau 1 : "Ne vous contentez pas d’aimer, partagez. Si vous voyez une publication intéressante sur les réseaux sociaux au sujet des droits de la femme ou des changements climatiques, partagez-la afin que vos contacts puissent également la voir."

Ah bah tiens, oui, c'est bien ça.

Modèle EcolONU Niveau 3 : "Lorsque vous allez au restaurant et que vous commandez des fruits de mer, demandez systématiquement si ces fruits de mer ont été produits de façon durable."

Pour les moules-frites il faut aussi demander pour les frites durables?

Bon alors, pour rappel : "Veolia est le leader mondial des services collectifs liés à l’environnement, nº1 mondial dans le domaine de l’eau et des opérateurs privés de transport public, et nº2 dans le domaine des déchets. Très présente en France et partout dans le monde, Veolia intervient souvent à travers des « partenariats public-privé » parfois chaudement contestés, notamment dans le domaine de l’eau et du traitement des déchets."

La multitout de la ressource, Veolio, non contente d'exercer son monopole dans l'exploitation de la flotte, se permet de venir m'apprendre l'écologogologie dans ma boîte mail. Alors déso Frérot, mais va te faire foutre, toi, tes actionnaires, tes communicants, tes copains, ex et futurs copains de club/loge, et tout le vieux monde qui n'en finit pas de crever. Pas besoin de toi pour apprendre à prendre une douche, manger mes légumes, me brosser les dents, faire du vélo, et je sais aussi que jamais jamais jamais tu me fera avaler que le Citoyen doit tout faire pour changer la planète quand l'Empire thermo-spectaculaire poursuit son action sans soucis. Pour sûr on sombrera ensemble, Frérot, mais j'aurai eu la chance de pouvoir détester ce que tu représentes plus fort que tout. Ainsi, je n'adhérerai à quoi que ce soit qui aille dans ton sens, jamais, ni toi ni aucun industrieux. Aussi profite de l'obole que je te reverse, c'est le prix de mon opprobre que je te crache à la figure quand je n'ai pas mieux à faire.

Écocitoyen, l'Empire compte sur toi ! Quelques pistes à garder en tête. http://zad.nadir.org/spip.php?article4285

(*) http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/guide-pour-les-paresseux-qui-veulent-sauver-la-planete/

Et sur la politique écologique de Veolio, un exemple au pif

http://multinationales.org/Chine-Veolia-mise-en-cause-apres

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Allez je vais faire un tour de vélo tiens, juste pour le plaisir et même pas pour la planète.

mardi 30 mai 2017

Retour des barbeuques : "Alles hat ein Ende, die Wurst hat zwei"...

... et quand la saucisse se fait cocktail, on peut avaler en une eschatologique goulée deux fins en même temps : c'est un peu brûler la chandelle porcine par les deux bouts.

Légende : ce serait la dernière saucisse d'un scout avant de devenir végétarien. (ah non, pardon, "veggie", puisque c'est comme ça qu'on dit maintenant, ah non, pardon, puisque c'est comme ça que nous fait dire le MAGASIN depuis qu'être végétarien est une MARCHANDISE).

Bon en tous cas le CQFD Niaflais 53 vous souhaite de bons barbeuques. "On met ce qu'on veut sur la grille, pourvu que ce soit bon et pourvu qu'elle soit chaude", précise le Président du Comité Qualité Flexivore Décroissant de Niafles 53. Opiné dans l'assemblée.

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