Urbs Orbs

... où l'on parle d'urbain, d'urbanités, de polies-tiques de la ville ; de manière théorique, pratique, et évidemment artistique.
Parce que le Lab aime les friches artistiques et industrielles autant que les diagonales du vide, les zones de bon-droit et de non-lieux, les tentatives d'autonomies diverses, ici sont recueillies propositions et objections de tous poils, pourvu qu'elles soient bien formulées et propres sur elles.

Les commentaires, éclaircissements, avis sont les bienvenus !

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 20 novembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #5



Quelle interprétation donnez-vous à ce stimulus visuel en bas de chez vous ?

(courtesy of E. Boussuge)

jeudi 2 novembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #4



Se serait-on trompé trois rues plus loin sur l'identité sexuelle de la vil

mardi 3 octobre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #3



La féminité attestée de la ville nous assurerait-elle un avenir paisible ?

lundi 11 septembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #2



La réforme de l'orthographe permettrait-elle de réduire la fracture sociale ?

vendredi 1 septembre 2017

Chroniques de la vie en ville en voilà #1



A-t-on enfin résolu le problème du trafic de stupéfiants dans les cités ?

lundi 7 août 2017

Les Mauges enchantées

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Les lutins aussi veulent jouer au basket.

mercredi 6 janvier 2016

Oui papa.

Ce matin à l'heure des braves, j'avais rendez-vous chez notre cher vieux Paul Emploi. J'ai eu droit à un magnifique sketch de notre ami Charlie T., qu'on aurait pu intituler : le wauquation du Conseiller.

J'arrive en avance, tout comme les trois autres individus ayant rendez-vous de bon matin : une femme d'une quarantaine d'années, un arabe cigarette électrique au bec et tenant fermement une serviette "Wall street institute", enfin, un type blafard et rasé, avec le genre de faciès taillé à la serpe et une boucle d'oreille, autant de tentations pour le sociologue approximatif à le placer provisoirement dans le casier des "ex taulards en reconversion". Il fait froid, nous nous croisons tous les quatre sur les micro trajectoires que nous faisons pour nous réchauffer et qui ne sont pas sans faire penser aux déplacements erratiques d'un groupe de pigeons, tout en jetant des regards à travers les baies vitrées de l'édifice. En effet dans le hall d'accueil semble se tenir un conciliabule matinal entre les salariés de l'institution. Ils se pressent autour du directeur qui est le seul à parler, ponctuant son discours par d'énergiques mouvement de tête. Sans doute exhorte-t-il ses troupes à la manière d'un entraîneur de volley-ball dans les secondes qui précèdent une rencontre capitale. Puis le groupe se disperse et l'on vient ouvrir la porte.

Les formalités d'accueil remplies, j'entends une voix virile prononcer mon nom : l'intonation ne me laisse aucun choix, il y sonne déjà comme un reproche. C'est le premier rendez-vous de la journée et Charlie ne m'a pas choisi au hasard. Il a parfaitement enregistré les indications de mise en scène que le nouveau formateur régional a dû leur transmettre lors de la dernière répétition. Il prend soin de ne faire aucun pas vers moi, me laisse venir à lui tout en me regardant dans les yeux sans l'esquisse d'un sourire. Il ne me tend la main qu'au dernier moment, une poignée de main aussi ferme que brève. Suivez-moi dans le bureau du fond.

Nous voilà face à face. J'ai bien du mal à vous voir, monsieur Saramy. On a bien du mal à se voir, hein. Et pourquoi ça, vous pouvez me l'expliquer ? Oui, vous m'avez envoyé des mails. C'est quoi ces concerts ? C'est bénévole. J'ai des collègues (signe de tête désignant tous les autres bureaux de la rangée), j'ai des collègues qui font aussi des activités bénévoles, ça ne les empêche pas de travailler. Mmh. Est-ce que vous recherchez du travail, monsieur Saramy ? Comment ? Vous savez, je devrais vous radier, là maintenant. Et vous vous doutez des conséquences que ça aurait. Vous êtes bénéficiaire du RSA, hein? Je vois venir des gens, de plus en plus de gens depuis quoi, quelques mois, de plus en plus qui viennent parce que le Conseil Général leur a supprimé ou tronqué le RSA. Le Conseil Général, il voit la notification envoyée par nous, et ils tranchent. Je vous préviens, vous connaissez les risques monsieur Saramy. Bon, qu'est-ce que vous comptez faire alors ? Continuer ? Bon, alors moi je vais arrêter de vous suivre, je vais passer la main à un autre conseiller. J'ai pas de temps à perdre avec vous, moi je m'occupe de gens qui cherchent du travail. Vous allez avoir un autre conseiller, et il se passera ce qu'il devra se passer, hein. Bon, je mets rien dans votre dossier. Je mets rien mais je pourrais mettre quelque chose qui remontrait au Conseil Général, avec les conséquences que vous savez. Mais je mets rien. Voilà. Il se lève. Allez au revoir, monsieur Saramy. Poigne aussi brève que ferme, regard franc et froid.

Mais... mais...ça ressemble à s'y méprendre à un recadrage ! Un recadrage mi paternel-mi policier ! On en appelle au règlement, et derrière le règlement, une loi implicite qui découle des règlements : la réprobation du non-travail ! On va où, comme ça monsieur Saramy ? Vous allez où, c'est quoi ces concerts, c'est quoi l'échéance, c'est du vent, c'est pas une vie ça monsieur Saramy ! Je vais vous dire ce que vous êtes : un feignant monsieur Saramy, et le Conseil Général, il en veut pas des feignants, moi non plus j'en veux pas des feignants comme vous, la société n'en veut pas, elle n'en veut plus ! Je vais passer la main à un autre conseiller, et ce sera comme ça jusqu'à ce que vous finissiez par vous rendre monsieur Saramy ! On va vous couper les vivres, on va tôt ou tard en arriver là, et advienne que pourra monsieur Saramy. Moi, je travaille pas pour des gens comme vous, des gens de mauvaise volonté. Allez au revoir, monsieur Saramy, au revoir.

Il est probable que Charlie, littéralement transporté par l'élection de Monsieur Wauquiez à la tête du Conseil Général de la mégarégion, ait devancé de son propre chef toutes les consignes, toutes les directives venant du très-haut. Il a dans son enthousiasme déjà assimilé l'esprit de la Droite Sociale. Toutes les institutions régionales auront bientôt ce goût particulier de paternalisme policier, le ton du sheriff de comté qui connait bien les gamins, et pour cette fois fera une exception. Car voilà le maître-mot du courant : de la poigne, la mise au pas de toutes les forces sociales, mais aussi une pincée de pédagogie ! Oui, à ceux qui n'ont pas compris, il faut leur apprendre.

Guillaume, je te présente Laurent. C'est ton nouveau papa.

mercredi 9 décembre 2015

Lonely Moonshine

Si tout a été bien compris, le Moonshine est l’infâme bibine qu’on brasse dans sa cabine, à l’abris des autorités mais pas des loups ni des ours, et qu’on savoure et propose entre voisins et amis. À ne pas confondre avec la methamphetamine, qui se fabrique plutôt dans une cave abandonnée et qui peut faire boum à tout moment.

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anim.gif, déc. 2015

Dans 50 ans, la carte postale traditionnelle « White trash fabriquant sa méth. La méth de Caroline du Nord était réputée bon marchée et violente, une tradition toujours perpetrée dans certains campus : demandez donc renseignement à l’office de tourisme ! »

jeudi 11 septembre 2014

Alors il faut croire que ni le Hip Hop, ni le Punk n’est mort

Systematic Death — Crass


[…]

System, system, system - send him to school
System, system, system - force him to crawl
System, system, system - teach him how to cheat
System, system, system - kick him off his feet

[…]

They'll force feed his mind with their useless crap
Force feed his mind with their useless crap
System, system, system - they'll teach her how to cook
System, system, system - they'll teach her how to look
System, system, system - they'll teach her all the tricks
System, system, system - create another victim for their
greasy pricks

[…]

System, system, system - he's grown to be a man
System, system, system - He's been taught to fit the plan
System, system, system - forty years of jobs
System, system, system - Pushing little buttons,
pulling little knobs

[…]


They Schools — Dead Prez


Man that school shit is a joke
The same people who control the school system control
The prison system, and the whole social system
Ever since slavery, naw I'm saying?

[…]

Cuz for real, a mind is a terrible thing to waste
And all y'all high class niggas with y'all nose up
Cuz we droppin this shit on this joint, fuck y'all
We gon speak for ourselves
Knowhatimsayin? Cuz see the schools ain't teachin us nothin
They ain't teachin us nothin but how to be slaves and hardworkers
For white people to build up they shit
Make they businesses successful while it's exploitin us
Knowhatimsayin? And they ain't teachin us nothin related to
Solvin our own problems, knowhatimsayin?
Ain't teachin us how to get crack out the ghetto
They ain't teachin us how to stop the police from murdering us
And brutalizing us, they ain't teachin us how to get our rent paid
Knowhatimsayin? They ain't teachin our families how to interact
Better with each other, knowhatimsayin? They just teachin us
How to build they shit up, knowhatimsayin? That's why my niggas

[…]

lundi 23 juin 2014

Dans un cadre idéal, faîtes étendre votre linge !

N’étendez plus votre linge n’importe où !

Finie la corvée pénible d’étendre son ligne dans des atmosphères humides, gorgées de toxines et autres polluants intérieurs ou extérieurs.

Faîtes appels à nous !

À deux pas de la capitale européenne de la culture et du sport*, dans un cadre bucolique, champêtre et provençal, faîtes sécher votre linge dans les meilleurs conditions !

Comment faire ?

C’est très simple : faîtes-nous parvenir votre linge humide par colissimo, au 78, rue de la Gaudriole, 13010 Marseille, France. Celui-ci sera étendu sur les cordes à linge les plus évoluées du marché.

Le taux d’ensoleillement exceptionnel de la PACA vous assure un séchage rapide, uniforme et sain !
Notre main-d’œuvre expérimentée vous assure un parfum délicat, un pliage attentif et une ré-expédition soignée !

cadre_ideal.jpg

Tarifs sur demande, devis personnalisé sous conditions.

Séchage Provence, le séchage que je préfère !

* Dossier soumis à la commission d’attribution des titres de plus grandes capitales européennes du sport, jury en cours de corruption.

dimanche 2 février 2014

D'une manif l'autre, d'un recul l'autre.

Angers, samedi 1er février, 14h00 : Manifestation contre la fermeture des Ardoisières de Trélazé. 1.jpg Légende : le groupe Imerys est propriétaire des mines qui produisent une ardoise de grande qualité, utilisée pour la restauration des monuments historiques et bâtiments de France. 3.jpg Le groupe Imerys : "Présent dans 50 pays avec plus de 250 implantations industrielles, Imerys exploite 121 sites miniers et 30 minéraux ou familles de minéraux différents. Il a réalisé près de 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel en 2012." Wikipédia 4.jpg "Le groupe dégage des bénéfices substantiels en constante augmentation. Rien que pour l'année 2012, ils s’élèveraient à 320 millions d'euros. Sur ces 320 millions, 117 ont été reversés sous forme de dividende aux actionnaires." CGT mines-énergie. 2.jpg 150 mineurs au chômage, plus tous les travailleurs -précaires ou non- liés à la sous-traitance. http://www.franceinter.fr/emission-un-temps-de-pauchon-la-tuile-0 (et les 3 émissions suivantes)

Angers, samedi 1er février, 16h00 : Manifestation de soutien aux femmes espagnoles contre la régression du droit à l’IVG. 5.jpg

vendredi 1 novembre 2013

Expression libre – merci.

Expression_libre_marseille

mercredi 14 août 2013

À ma droite, à ma gauche

Ci-dessous, le dessin de L.L. de Mars illustrant Barbès - la Goutte d’Or : Histoires de saute-frontières, le mu0l 0056 de micr0lab.

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L’article dont ce dessin est l’illustration, la brochure et le contexte laissent à penser qu’il s’agit du voisinage de Barbès. Quartier sauvage mais « assaini » par les destructeurs — colons de tous poils, que voulez-vous ma bonne dame, il s’agit d’Économie, nous n’y pouvons rien.

Bref, le tabac laisse place au tofu, bio de préférence. Prémonition ? Le quartier de la Goute d’or, le voilà :

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Et, pointé de cette flèche rouge, que voilà ?

toutofu.jpg

Bon, il n’était pas dans la liste des anagrammes imaginé par L.L. de Mars, mais on n’en était pas loin, non ?

Brochure toujours en vente, au doux prix libre, pour tout connaître de la vie de ce quartier en mutations socio-protectio-sécurito-prioritaires.
http://micr0lab.org/commander/

mercredi 17 avril 2013

À chaud. Trois petits sujets du volume.

D’Organismes Génétiquement Manipulés

Oui, manipulés, le passage à « Modifiés » ne semblant s’expliquer que par un soucis de « communication », sans doute pas très lointain de celui qui opéra la transformation de « vidéosurveillance » à « vidéoprotection ». Et puis si la plante était résistante aux herbicides, elle ne l’absorberais pas : elle n’est ici que tolérante.

Où la bio-diversité est un équilibre dynamique, où extinctions voisinent créations et maintiens : la congeler ne la conserve pas, elle la tue. De même standardiser, confier à un la production de semences.

Où il semble que le gain soit une réduction de temps de travail des agriculteurs et un enrichissement des producteurs de semences. Non pas que je sois d’habitude pour l’augmentation du temps de travail, mais pour son partage.

Qu’ils sont utilisés depuis les années 70 comme outil de recherche, leur emploi en agro-alimentaire, en plein champ, pose lui problème. Et puis que la banalisation ne signifie pas la diminution des risques.

Ah, et enfin, qu’on a déjà de quoi « nourrir la planète », il ne s’agit que de répartir.



Qoui ssui-je ?

quoi_suis_je.JPG

La réponse : « une personne qui fait passer sa montre au-dessus de sa manche de chemise » s’impose naturellement, elle est correcte. Sinon, pour trouver, imaginez qu’il porte une écharpe rouge (sic, en 2013 cela indiquait immédiatement au veilleur de média français qui est cette personne).

Pour lire plus confortablement, copiez et collez.



Deux informations publiques

Un individu reconnaît soustraire à la connaissance des organismes de taxation français certaines sommes. La démarche fait jaser, l’argent semble « propre », l’enrichissement, personnel. Le pépin c’est que sa position n’est pas compatible (« moralement ») avec ces pratiques.

*****

Cette fois-ci, des noms : Thierry Breton. Notez, pas le sous-ministre à machin, le ministre du Ministère de l'Économie et des Finances de la France. Stratège de l’année et les mains dans anciennement France Telecom (où il est dit que ses plans « Ambition FT 2005 » seraient liés à l’augmentation des « facteurs de risques », on se jette par la fenêtre, tout ça).

Et puis l’autre nom : Bernard Arnault, des milliards d’euros, LVMH mais aussi un gros bout de Carrefour (il y en a pour les pauvres et les riches !), tout ça.

Les deux ensemble ? Breton est l’un des trois responsables de Protectinvest. Protectinvest chapeaute Pilinvest, qui recueille la quasi totalité de la fortune de Arnault. Pour la transmettre, en cas de décès, à ses enfants, au doux tarif d’imposition belge, et non au tarif « confiscatoire » français.

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L’un se paye un ministre dans l’indifférence. L’autre (Edwy, quel prénom !) se vante sans doute de s’être payé un sous-ministre.

mardi 26 février 2013

DOSSIER : La redynamisation économique des quartiers

C’est avec grande joie que nous découvrons dans le numéro 23 de 18 ensemble que le renouveau de la rue des Poissoniers progresse à pas de géant. On nous chuchote qu’une surface alimentaire serait déjà prévue. Les pépinières pullulent et portent le magasin Métro Cash & Carry, qui n’en finit plus de s’ajouter à l’installation, puisque le site internet de metro date ses débuts en octobre 2008. La mairie n’est rigoureuse ni en date ni en images, comme nous vous invitons à le découvrir.

Observez bien, l’un des deux a été plus heureux dans son montage !

18_ensemble_aprecu Page 11, pdf disponible en ligne.

Officiellemt metro Source

Sinon, signalons également que le « SOHO » porte ses fruits (désormais aux normes d’hygiène) en ce marché couvert de La Chapelle. Tout s’invente, comme ces étonnants services à l’industrie et de la santé humaine. S’agit-il de coupler les deux ? De deux choses différentes ? Peut-être la mairie n’est-elle pas non plus à l’aise avec les prépositions ?

Nous invitons donc tous les rédacteurs de 18 ensemble à aller profiter des traiteurs : c’est le moment, ils sont ouverts aux horaires du déjeuner ! (Et chassés ensuite ?)

mercredi 13 février 2013

Mille périodes de millions d’années

A° Un accident est impossible.

B° En cas d’accident, il n’est pas grave.

C° En cas d’accident grave, on le confine.

D° Le confinement est fabriqué pour durer mille périodes de millions d’années.

E° En cas de neige, il ne s’effondre que là où ce n’est pas grave.

Le nucléaire ne me fait plus rire. Pour fêter l’effondrement partiel du sarcophage de Tchernobyl, dévorez d’urgence le dernier numéro de la Revue Z, consacré à l’industrie nucléaire.

vendredi 8 février 2013

Convergences, du bocage ligérien à l'openfield marnais...

... en passant par le Mexique et le Japon. En quoi ces luttes contre les superstructures aéroportuaires cristallisent autant les luttes, font copiner les différents sujets d'objections, plusieurs générations et sociologies de citoyens, en différents temps et lieux ?

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Actualité : après moults péripéties, la lutte continue sur la ZAD (officiellement "Zone d'Aménagement Différé" plus clairement rebaptisée en "Zone A Défendre").

Une nouvelle ferme est réinvestie, les appels à participation/installation sont toujours valables ; le programme des festivités prouve qu'il en faudra plus pour être défait par les donneurs d'ordres et leurs bétonneurs.

(Rappel : après la campagne de destruction par les CRS, 40 000 personnes s'étaient spontanément présentés à la manif/reconstruction de novembre 2012 pour faire jaillir des haies de nouveaux lieux de vie)

Pistes : Daniel Mermet fait les connections avec d'autres luttes anti-aéroport, San Salvador Atenco, Mexique, 2001 ; Narita, Japon, 1970)

la revue Z faisait en 2010 un point précis sur le sujet, depuis le local, avec la parole des locaux. (les témoignages sont toujours aussi pertinents)

La lettre à Lulu fait le point.

Les comités de lutte locaux font les coups de force.

Un exemple parmi d'innombrables : à Rince, parking payant transformé en zone de gratuité.

Ce parking est géré par la société Vinci, véritable monstre de l'aménagement des territoires et des grands travaux « impériaux », qui a acheté, avec la complicité des pouvoirs publics, la Zone d'Aménagement Différé de Notre Dame des Landes, pour détruire ce lieu de vie, exproprier les paysans et noyer sous le béton et les avions 2 000 ha de bocages et de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle. (extrait du communiqué de presse du Comité rémois de soutien à la lutte contre l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes) P1000417b.jpg

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Pour finir, le docu Notre Dame des Luttes comme introduction et résumé idéal de ce qui se passe en vrai, et contrer les campagnes officielles de désinformation qui ont lieu actuellement sur les médias publics et/ou tenus par les annonceurs (ce qui revient au même pour la neutralité de l'info) ; car sur place, les paysans locaux s'associent bien avec les militants internationaux, n'en déplaisent aux zélateurs du terrorisme d'ultra gauche, l'AntiFrance, le pratique épouvantail qui fait peur (le fiasco Tarnac toujours en mémoire) qui voudrait présenter a tous prix le ZADiste comme un individu type, constituant une identité cohérente, sur laquelle on peut facilement TAPER et faire TAPER, avec l'aval de l'opinion publique avide de choses simples.

Car c'est plus simple d'envoyer des CRS sur Jeune Dreadeux que sur Papy Moustache. Et sur place, les tracteurs des cultivateurs sont enchainés aux fermes à détruire, au milieu des gros camions de teuffeurs.

"Nous faot nous aguerouer astoure!
J'ons bzein de chapiteriaos pour la qhuzine colective."

Le site de la ZAD, actualités, agenda, actions, conseils, infos pratiques.

samedi 19 janvier 2013

Big Brother is hearing you.

Les technocrates seraient ils de fins amateurs de sons? Y'a t'il un soucis du document sonore, du field recording, ou peut être une étude anthropologique en cours? Vu à Lille, dans le métro, au milieu des pôvres qui ont d'autres soucis que la défense de leur droit à la tranquillité. La_me_tropole_is_hearing_you.jpg

samedi 24 novembre 2012

Copinage

rappelant que parmi les inégalités, celle des genres est une des plus prégnantes et une des plus installée, invisibles, cumulée. rappelant le regard toujours un peu condescendant de l'Occident sur l'Afrique. rappelant que les artistes ont parfois des trucs à dire.

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-Programme détaillé-

Une soirée militante et artistique, dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes (lien vers article Humanité).

jeudi 1 novembre 2012

Rentre en littéraire

Chroniques du Roman à romancer

Dans ce récit autobibliographique et fictionnel à la fois, l’auteur questionne le questionnement de l’auteur. D’extraction modeste, celui-ci parvient grâce à sa plume à exercer la profession de PsyTatoueur. Au terme d’un traitement long et coûteux, il conseille à un patient de se faire tatouer une licorne dans le dos pour rétablir son équilibre psychique. Ce diagnostic, qu’il juge conforme à son savoir, trouble profondément notre héros, qui se mets à questionner le lecteur. Ce retournement du texte le conduira à devenir chercheur de station de drone sur la bande FM, un métier ingrat et pénible dans lequel il retrouve la sérénité du mal-lettré.

Un roman dur, exigeant, qui sait exiger d’être dur. Un appel aux Jeunes filles en fleur à l’ombre qui se transforme en récit de la tragédie de la quête du récit de la quête de la tragédie. La dialectique du questionnement se fait questionnement de la dialectique dans ce superbe ouvrage de 105 pages.

À placer entre toutes les mains !

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