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lundi 2 janvier 2017

Une résolution pas plus con qu'une autre

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Ne plus photographier un coucher de soleil mais le geste de photographier un coucher de soleil.

vendredi 21 octobre 2016

Mettre un visage

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Sur cette photo de la famille Guillaume humant l'air médiocre de la Moyenne-Vendée, saurez-vous reconnaître Pierre, l'artiste des victuailles et des glissements d'échelle ?

lundi 6 juin 2016

Vidéo en lignes

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De quel roman (et plus tard film) d'horreur japonais s'agit-il donc ?

samedi 5 décembre 2015

Un beau film

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lundi 2 novembre 2015

Il y a quarante ans...

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dimanche 6 septembre 2015

Abandons d'été

Il n'existe pas de département cynophile chez micr0lab, il n'y a donc par conséquent aucune raison pour que cette honorable organisation recueille dans ces locaux (ou bocaux, juste pour le plaisir de la paronomase et d'un certain comique d'échelle) des chiens abandonnés cet été sur les routes de France. En revanche, elle comporte un domaine vidéo qui est justement investi de la mission spécifiquement haute d'offrir une table basse aux postes de télévision lâchement répudiés sur le trottoir dans l'impossibilité manifeste d'aboyer leur détresse à l'inverse de leur collègues d'infortune chiens car débranchés.
L'entité vidéo de micr0lab ne peut, selon la phrase médiatiquement célèbre, accueillir toute la misère du monde, mais devant ces pauvres cubes mutiques aux écrans sombres, ces abolis bibelots d'inanité sonore, ces Sans Décodeur Fixe, elle se doit d'en prendre sa part.
C'est ainsi que nous sommes fiers de vous présenter dans les clichés qui suivent les plus beaux spécimens sauvés de cet été meurtrier.

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mardi 30 juin 2015

Actu ciné

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En guise de souvenir cinématographique de ce petit séjour parisien, ce papier glissé sur les pare-brises des voitures stationnées dans la rue de notre hôtel. L'idée d'un film à venir (que je ne verrai certainement pas) surgit sur notre itinéraire quotidien, un film qui se résume à cette note rédigée sur une feuille A4 où n'apparaissent que quelques noms et une description très succincte, un film dont nous ne verrons même pas le tournage de cette séquence puisque nous serons déjà partis.

Il faut noter quand même l'effet comique involontaire de la présentation qui commence par un fier "Nous avons le plaisir de..." et se termine par un piteux "Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour..." !

mercredi 18 mars 2015

Portraits en sincérité?

DSC_0735.jpg DSC_0736.jpg DSC_0737.jpg DSC_0738.jpg DSC_0739.jpg DSC_0741.jpg DSC_0743.jpg DSC_0744.jpg DSC_0745.jpg DSC_0746.jpg DSC_0747.jpg

Contexte : photographies contractuelles réalisées par le jury d'un Titre Professionnel de Tailleur de Pierre, délivré par le Ministère du Travail.

Commentaire : La réalité vraie des personnes serait rendue visible par le contexte. Portrait sous contrainte : on est rarement photographié, sans nécessité esthétique ni amicale, mais avec la rigueur d'un portrait. Quelle attitude adopter face à un jury intimidant, sinon celle la plus authentique? On est débordé par sa propre personne. Mains dans les poches, pendantes, devant, derrière? Les mains se placent naturellement, par réflexe. Le regard va ou il doit aller. On a pas le temps de poser, ou pas le temps de penser comment poser.

"La photo-portrait est un champ clos de forces. Quatres imaginaires s'y croisent, s'y affrontent, s'y déforment. Devant l'objectif, je suis à la fois : celui que je me crois, celui que je voudrais qu'on me croie, celui que le photographe me croit, et celui dont il se sert pour exhiber son art. Autrement dit, action bizarre : je ne cesse de m'imiter, et c'est pour cela que chaque fois que je me fais (que je me laisse) photographier, je suis immanquablement frôlé par une sensation d'inauthenticité, parfois d'imposture."*1

Ici, celui que je me crois et celui que je voudrais qu'on me croie sont là ; le sentiment d'imposture également ("quelle bizarrerie que cette photo? je n'ai pas envie d'être là, devant mon ouvrage, c'est grotesque.") ; par contre, il n'y a pas ici de croyance du photographe, ni d'exhibition de l'art du photographe. Car il n'y a pas de photographe. Il y a un opérateur, une consigne, un contrat, mais aucun photographe. L'opérateur interchangeable, maladroit, qui déclenche l'appareil n'a aucun "avis" sur la photographie réalisée, il n'y croit pas, il juge lui même cette procédure grotesque. La photo est mal cadrée, floue, cela n'a pas d'importance. Elle prouve le rapport entre l'artisan et son ouvrage. C'est une preuve indiscutable. Le sujet de la photo est : un homme, un caillou, une maçonnerie. L'expression, la pose, l’esthétique n'ont aucun intérêt. On devrait poser comme un robot, pour un simple document, comme une photo d'identité, sans expression, sans affect. Mais le sujet photographié déborde, il doit se positionner devant l'objectif, devant le miroir, il doit le regarder ou l'éviter ; il est comme obligé de se positionner en tant qu'individu-homme, obliger de témoigner de son existence vivante, de son humanité. Il est obligé de jouer le jeu du portrait. La neutralité est impossible.

Cas étrange d'une photographie sans photographe. Le sujet photographié est seul face à lui même.

Une vérité des individus surgirait : untel donnera une impression d'arrogance, untel donnera l'air sûr de lui, untel donnera l'air timidité, untel donnera l'air de douceur, untel donnera l'air gauche, untel donnera l'air dilettante, untel sera surpris, car il est d'un naturel surpris, untel sera confus, car il est d'un naturel confus. Mais est-il réellement, définitivement, doux arrogant sûr de lui timide surpris confus? On peut y croire, mais la vérité de la photo ne pourra pas jamais définir définitivement la vérité elle-même. La photographie laisse perplexe, songeur. La réalité de l'individu reste mystérieuse, malgré l'apport de la photo. La personnalité est impénétrable. "... car ce que la société fait de ma photo, ce qu'elle y lit, je ne le sais pas (de toute façon, il y a tant de lectures d'un même visage) ; mais lorsque je me découvre sur le produit de cette opération, ce que je vois, c'est que je suis devenu Tout-Image, c'est à dire la Mort en personne ; les autres -L'Autre- me déproprient de moi-même, ils font de moi, avec férocité, un objet, ils me tiennent à merci, à disposition, rangé dans un fichier, préparé pour tous les trucages subtils."*2

L'enjeu de prouver que la personne photographiée est celle qui a réalisé l'ouvrage de l'examen, qui sous peu va être scruté, critiqué, noté, attaqué par le jury et défendu par l'impétrant tailleur de pierre, cet enjeu, de manière surprenante et inédite, est dépassé par la révélation photographique, la vérité d'un portrait authentique, donnant le cliché possible d'une personne dans un contexte particulier, éventuellement une piste sur la personnalité du sujet, mais qui n'est rien d'autre qu'un portrait authentique qui pourra être contrarié par d'autres portraits authentiques, plus vrais, moins vrais. La photographie reste un objet de commentaire, d’exégèse, comme on soutien avec toute la certitude du monde qu’un enfant est le PORTRAIT craché de sa mère OU de son père.

  • 1 : Roland Barthes, La chambre claire, pages 29, 30
  • 2 : idem, page 31

mardi 17 juin 2014

JOVAnus place du Râle

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En restreignant la lumière extérieure de façon à ce que ses rayons lumineux, émanant du décor, n'entrent que par un seul point dans une chambre obscure, l'écran interceptant cette lumière ne recevra, en chacun des points précis de sa surface, que les rayons issus, en ligne droite (principes de l'optique géométrique) d'un seul point du décor placé en face de la paroi comportant le trou. On verra se former l'image inversée (gauche/droite) et renversée (haut/bas) du décor, extérieur à la chambre obscure, sur l'écran.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_noire