Marron Chaud

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Nous voilà donc parti, mon chauffeur Qui m'aime Moussu et moi le même, Albert Alombres, en direction de. Non. Pas de ce ton épique.

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Je tairai le nom de la ville explorée jusqu'à ce qu'il soit révélé, et ce pour d'évidentes raisons parmi lesquelles on peut compter ma molle antipathie à son égard, alliée à ma lâcheté. Disons seulement que cette espèce d'arbre saisit bien l'impression que la cité peut nous laisser un jour béni entre tous, alors que l'on vient juste de tomber amoureux, que l'héritage d'un oncle vénéneux nous est échu au moment même où les huissiers frappaient à la porte, et qu'en un instant les torts et autres péchés que nous avons commis à l'égard de tout et de tous ont été d'un seul coup pardonnés.

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Le temple tutélaire du lieu, nimbé du soleil de la Raison. Quelques épris de justice se promènent autour en avalant à plein poumons la huit six de l'Esprit puis en urinant son filtrat dans les buissons.

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Notre-Dame de Machin : beaucoup de silence pour rien.

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Une fleur qui semble parfaitement s'épanouir dans l'air de plus en plus vicié de cette charmante bourgade.

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Ma pente naturelle d'explorateur du vide me conduit dans des recoins aussi humides que douteux, où, enfin, transporté par l'alcool de quelques premières mousses matinales, j'accède à la sorte d'épiphanie que notre cité nous réservait.

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Première épiphanie.

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Seconde épiphanie sur le boulodrome.

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Troisième épiphanie au bord de la rivière M. qui, telle une veinule atrophiée peinant à nourrir le coeur d'un avare croupissant, irrigue lentement la métropole d'un sang déjà sec.

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Quatrième épiphanie.

La joie aidant, nous avons fini par serrer les deux seules mains qui m'ont été donné de serrer, celles de deux compagnons d'errance diurne. La photographie est publiée avec l'accord de l’intéressée.

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Commentaires

1. Le samedi 6 septembre 2014, 14:33 par Ob-servateur

Où l’on voit que seule la blanche en métal désaltère le fier travailleur quittant son « espace performance ».

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