Glandathlétisme


Les belles histoires de l'histoire de la Sueur, des déambulations plus ou moins sportives, quand la performance n'est pas tant cruciale que le panache, quand l'absurde se love dans le grandiose.
Quelques comptes rendus de compétitions contemporaines, aussi, avec l'assurance des commentaires les plus pointus en matière de pseudo-sport ; des machines bricolées de main d'homme, de l'huile de coude, de la bibine, des moustaches.

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jeudi 6 juin 2019

Supporter le foot

mardi 30 avril 2019

Joseph Klübelockq Vs Pignon Junior

Ou "à 1 seconde 7 de la victoire" ou encore "Casser enfin le miroir de la gloire"

vendredi 8 février 2019

ffmpeg -i ahahaha.mp4

Tous les mp4 vers avi:

ffmpeg -i file.mp4 file.mp4.avi

Virer les mp4:

rm *.mp4

Faire un fichier du début à 20 secondes:

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Garder de 33 secondes à la fin:

ffmpeg -i me.avi -vcodec copy -acodec copy -ss 00:00:33 output2.avi

Re-dimensionner tous les fichiers à la même taille

ffmpeg -i 1.avi -s 1920x1080 -r 60 -strict experimental 1_re.avi

Et puis finalement tout virer pour ne garder qu’un fichier, l’original:

dimanche 28 janvier 2018

Trap’

Téléchargement :

mp4 ~ ogv ~ webm ~ avi

mardi 8 août 2017

Arduinna Silva, ou Le bouillon jusqu'à la lie

L'idée semblait de rechercher des traces de la supériorité belge, tant en matière de culture que de conquêtes. Ils concentrèrent spécialement leurs recherches sur la question brulante de ce qu'ils apellèrent, dans leurs récits tardifs, la "littéralité belge".

"Quel époustouflant bon sens !" "Merveilleuse belgique !"

"Il y eu 3 belgiques, et pourquoi pas 5?"

"... dans la forêt profonde chantée par Jules Salade, où l'homme n'est rien ou si peu, les rapaces restent ici indomptés. Qui de l'homme, du cochon ou du sapin mène la danse? Qui sait?"

"Tant les corpuscules sont minuscules, Que les groupuscules me bousculent", fit Pimprenel à ses amis.

"Tout cela me laisse comtoise", répondit Silvesstre.

Violonusse n'en pouvait plus de toute cette superfétatoire odeur de gras de bœuf lyophilisé. "Peu m'en chaut", et elle se rabatit sur la pêche au thon, sans thon mais avec double pêche.

"Adolphe Sax, Geoffrey de Bouillon et Lépolod II ont en commun d'avoir su développer d'intéressants monopoles ; ce sont sans aucun doute les Plus Grands Hommes Belges que la terre n'ait jamais porté", fit Louaque, en amateur éclairé d'histoire. Ce a quoi ne purent qu'opinel ses amis et compagnons.

Epilogue du désastre touristique et tout-le-reste :

S'étant trompé de vallée confondue dans la géographie, ils ne purent Dinant-Namur et furent obligés de partager leur table avec des étrangers, qui n'étaient autres qu'eux même. La bière fût ainsi posée sur le banc du devoir, ils firent leur devoir et burent la bière en riant, puis pissèrent la bière sur la statue du maréchal victorieux. "Que faire?" "Attendre". Et ils s'en allèrent en sifflant.

jeudi 22 juin 2017

La fougue pour annuler la fougue - photo-conte mayennais par Pierre Guillaume -

« C'est quand même bizarre ça. Les cahots du moteur puis au calvaire ça repart. C'est quand même bizarre. Je peux pas parler de ça. Au Père. Non des fois il vaut mieux se taire. Ça va me tracasser ça. Ah bonjour ! Qui c'est ceux là ? »

« Ouais je les ai bien vus sur le bout de route dans le virage de la Ribaudière. C'est celui qu'on a fermé pour la voie verte. Avant il y en a eu des morts là. Ils roulaient au ralenti et en rond c'était une heure le soleil tapait le plus dur. Ça a vraiment dû leur tourner la tête. Pour moi c'est un suicide raté. »

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« Je leur ai demandé de laisser leurs sacs à la caisse. Il y en a un des deux le plus rouge, qui a dit quelque chose comme : 'ils vont pas disparaître les sacs ?' Il a dit qu'on lui avait déjà fait ce coup-là. Ils avaient l'air d'y tenir à leurs sacs. Je sais pas ce qu'il y avait dedans. En tous cas quand ils ont eu fini de payer ils partaient sans, j'ai dû les rappeler et on a plaisanté. C'était pas des voleurs c'était plutôt la chaleur. »

« Le mercredi après-midi, on le passe au bord de la rivière, à hauteur de Pendu. Pépouze, quoi. On a failli prendre un silure ou un bétain qui ressemblait à un silure. Thibaut a raconté une histoire qu'il a vue sur Facebook : des années après la guerre ils ont trouvé un silure énorme dans un étang en Pologne, et en ouvrant le bétain les scientifiques sont tombés sur un uniforme nazi. »

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« Faut que je trace jusqu'au pont là je suis loin d'être rentré. Les gars vont m'attendre et j'ai les clefs de la bétonnière. Quelle chaleur. Il dit qu'ils vont cuire sur le chantier. J'espère que M. Béhuart va payer son litre parce que faire une dalle de ce temps... Ils ont dit à la radio qu'il avait pas fait aussi chaud depuis la guerre. Il avait l'air gras leur à l'aïl aux deux gars. C'est bien ce que je me mettrais sous le coude ce soir à l'apéro, ça se picore tout seul ce machin-là. C'est marrant le tout rouge il avait une casquette Footix. Entre ces deux-là et l'Allemand à la base de loisirs qui se goulait sa saucisse au cul du vélo en lisant son gros bouquin, il y a pas à dire qu'ils m'ont mis la dalle j'ai rien pêché mais bon appétit les gars ! Un barbecue sur un vélo j'avais encore pas vu ça. Il y a encore des gars qui savent se mettre bien au bord de la Mayenne. »

« J'aime tant les virées à bicyclette au bord de la Mayenne ! La journée était si chaude, si impitoyable le soleil du solstice que les promeneurs n'étaient pas légion. J'ai néanmoins vu deux jeunes gens arriver qui parlaient fort en roulant. Ils sont descendus sur le troisième ponton et l'un d'eux m'a demandé quelque chose que je n'ai pas saisi mais que j'ai approuvé quand même. Ensuite ils se sont dévêtus et sont entrés dans l'eau, d'abord très hésitants, presque angoissés, même si ensuite ils sont devenus de plus en plus joyeux et enthousiastes, barbotant et plongeant avec frénésie comme des enfants. Il faut bien que se dépense la force de la jeunesse ! Je les ai ensuite observés en train de se prendre en photo. Puis ils ont semblé se lire à haute voix des passages d'un livre dont le titre m'a échappé, on aurait dit des poèmes, et ils ont fini par mettre les voiles après m'avoir salué. Ah, l'énergie de la jeunesse ! Et que le temps passe pourtant... »

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« L'heure est au triomphe des traîtres de tous bords, à la solde de Jupiter ! Jupiter, laissez-moi rire, c'est ainsi qu'on baptise désormais le jeune requin aux dents trop blanches, qui dépèce le cadavre d'un pays déjà trepassé depuis longtemps ! Pauvre France. Cet après-midi, j'ai été interrompu dans mes réflexions par un marmonnement que j'ai d'abord pris pour une mienne hallucination et mis sur le compte de la touffeur qui régnait partout et m'empêchait de respirer. Une litanie obscène se faisait entendre, répétée qui plus est avec l'intonation et la prononciation exacte de cet idiot de François Bayrou qui semblait annonner dans la pièce attenante : Je me branleuh, je me branleuh, je me branleuh. Je commençais à défaillir quand une écoute plus attentive me fit ouvrir en grand la fenêtre. En contrebas de la propriété, sur la rive opposée de la Mayenne, deux jeunes cons tout à fait raccords avec l'ignominie présente se prélassaient sur un ponton, privé par ailleurs. C'est de leurs bouches gâtées que venait la litanie de Bayrou. Je leur criai 'ça suffit, oui !' d'une voix autoritaire qui rebondit dans la vallée. A cet instant, ils ont tourné la tête vers moi et m'ont regardé, pendant un temps qui me parut anormalement long. Puis ils ont tous deux joint leurs mains devant la bouche et ont hurlé ceci : Ped'd'ange'! J'ai très distinctement entendu ce mot qui n'a pourtant aucun sens apparent. Vulgaire et absurde, voilà la France d'aujourd'hui. Des invertis qui se vautrent dans l'ignominie et ne sont pas même capables d'articuler une insulte intelligible ! Ped'd'ange', à quoi ça rime, je vous le demande ? Est-ce un signe de ralliement ? Une injure secrète ? Un infâme pet de tête ? »

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mercredi 21 juin, 15ème jour d'enfer Il est pas possible ce livre. Je me demande vraiment comment il a pu arriver là. C'est comme ci quelqu'un l'avait préparé pour moi. J'ai jamais lu un truc pareil. Un peu comme Baudelaire mais en mieux. Mais surtout je me fais tellement chier dans ce trou pourri que je lirai n'importe quoi mais là j'ai la tête retournée. La chaleur est trop forte j'étouffe. Je crois que je vais faire un malheur si je reste ici. Je deteste ce gros con, je veux qu'il disparaisse. Je déteste Romain et Céline. C'est à cause d'eux que je suis dans cette merde. Maintenant que je me suis fait chopper avec la C, qu'est ce qui va m'arriver? Putain. Je retournerais jamais là bas. Il faudrait que j'écrive. Il faut que je me sorte les idées de la tête, comme ce type. Pas ce journal, autre chose. Parler de moi ça m'aide pas. Mes idées noires autant les retourner contre le monde plutôt les noyer dans la fête. Avec les abrutis du monde entier qui me donnent envie de gerber. Je me dis en regardant ce paysage dans la maison du gros con qu'on va droit dans le mur, il y a vraiment un truc qui cloche, tout le monde fait semblant que ça va mais ça va pas du tout. C'est comme si la société se suicidait. Le mec du bouquin parle de ça. Mais qu'est ce qu'on peut faire? Je veux pas travailler, je veux pas faire des enfants, je veux pas de femme, je veux pas d'argent. Qu'est ce que je peux faire de toute cette énergie dans le ventre et qui me fait faire des conneries? Je déteste ce monde, je veux plus rien avoir à faire avec, je veux qu'il disparaisse dans un putain de trou noir. J'ai pensé un truc comme : il faudrait retourner la force contre la force, pour l'annuler. Plus on est fort, plus l'énergie négative en retour est forte. Je suis sur que les terroristes pensent à ça avant de faire péter des bombes. La force c'est pas le bon mot, il faudrait dire : la fougue. Je me souviens quand j'avais 8 ans et que je commençais, c'était au haras du Pont de Cé, Fripon, que tous les débutants montaient parcequ'il était toujours sage, avait blessé Elise, il l'avait vidé et piétiné volontairement. Ca se voyait que le cheval avait décidé de faire ça. Il était comme investi d'une mission, contre les hommes qui le montent. Est ce que la nature peut être terroriste? Est ce qu'elle ne devrait pas l'être? C'est ce qu'il faut faire maintenant. Il faut de la fougue pour annuler la fougue. Comme l'incendie au Portugal qui a brûlé comme des merguez ces petits êtres insignifiants dans leurs activités insignifiantes. De la fougue pour annuler la fougue. Une force négative proportionelle à la force positive : et les deux s'annulent, le néant, comme une équation réduite à zéro.

« Fauchage tardif... Pourquoi que je faucherais après les autres, moi ? On vient me dire que j'ai fauché le petit champ. Le gars de la ville qu'était venu au début de l'année. On avait dit fauchage tardif, qu'il me dit. Fauchage tardif, fauchage tardif, il est marrant lui, avec le soleil qu'il y a eu depuis mai c'est pas du foin qu'on aurait eu, c'est des cendres ! Et puis nous on a toujours été les premiers à faucher avant les autres, nous. Fauchage tardif. Il a dit qu'il récupèrerait l'argent. Je lui dit tu reprendras ton panneau avec, va ! J'ai dû prendre la carabine pour qu'il foute le camp. Ton chèque, tu peux te le mettre là, que je lui ai dit. Fauchage tardif. »

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« La saison on a déjà vu ça dix mille fois genre merci c'est trop original. Mais elle m'avait ruiné le truc que genre le mec il avait déjà tout lu en secret et que du coup il y a trop plus de suspense. Je suis dégoûtée. Le nouveau gars qui vient d'arriver dans l'épisode c'est marrant il ressemble au mec que j'ai rencontré qui m'a parlé l'autre jour. Il était pressé ah putain je suis dégoutée il y a encore des mecs qu'ont dégueulassé les chiottes ça me saoule ce boulot. Tiens d'ailleurs des cyclistes, comment ils doivent avoir trop chaud. Ils sont passé vite je les ai pas vus passer. Le mec l'autre fois il était pas si pressé je crois qu'il m'appréciait genre il m'a demandé des tas de trucs sur le boulot et après il voulait savoir par où aller à Segré du coup j'ai regardé la carte mais il en avait une aussi. Il me posait plein de questions, je lui répondais. Comme je me fais trop chier ici on a parlé quoi. Allez on a juste parlé, mais après je me suis dit un truc trop con, j'ai pensé à ça direct comme un flash : que genre à la plage il va avoir l'air trop l'air con avec ses coups de soleil! … ! … ! et puis il est parti. »

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« Ils sont drôles ceux là ! Ils se croient au Tour ou quoi ? En même temps je me suis déjà dit aussi en roulant la rue de Maingue qu'on croirait une arrivée d'étape. Surtout depuis qu'ils ont refait l'enrobé c'est un vrai billard. Et puis tu plonges vers l'Oudon alors qu'avant tu te tapais les coups de cul de la route de Louvaines qu'est bien casse-pattes, là d'un coup tu prends le frais, tu sais que t'es arrivé -mais pas sûr du tout que ces deux zouaves là ils soient du coin, je les aurait déjà vus sur leurs vélos de clochards- et après c'est la quille, la douche et la bière. Qu'est ce que j'aime me taper une bière fraiche après avoir roulé. En tous cas les gars je sais pas d'où ils viennent mais ils ont l'air de bien se marrer à faire les cons comme ça sur leur vélos. Vu comment ils sont rouges, avec la chaleur, rouler aujourd'hui c'est un peu de la folie, ils ont dû bien se dépasser comme on dit. C'est bizarre cette expression, quand on dit se dépasser. Dans le boulot je vois bien, tu dépasses des objectifs de vente ou ce genre de truc. Mais quand on dit se dépasser pour du sport, on se demande comment on peut se dépasser ? C'est-à-dire que, si je me dépasse, est-ce que je suis devant, ou derrière moi, ou les deux? Faudra que j'en parle au frangin ça, tiens. »

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« Il faisait un soleil pas possible aujourd'hui... qu'est-ce qu'il faisait chaud putain... on est allé se baigner à l'étang à Pouancé... A cause du soleil... Ah oui la Mayenne tiens j'y suis allé que pour la pêche... quel putain de cagnard... la Mayenne c'est bien pour la pêche... les chiennes aussi, mais elle se sont baignées dans l'Oudon... c'était où votre coin sur la Mayenne, vers le Ribouet ?... ah ouais merci mais pas maintenant la bière ... l'Oudon c'est sale je m'y baignerai pas... mais les chiennes aussi souffrent. »

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dimanche 16 avril 2017

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dimanche 8 janvier 2017

Vallée de Misère

65

Misère.

Job et Salomon

DSCF5635.jpg 178 Aussi ceux qui ont connu Dieu sans connaître leur misère ne l’ont pas glorifié, mais s’en sont glorifiés.

DSCF5636.jpg 113 La misère se concluant de la grandeur et la grandeur de la misère, les uns ont conclu la misère d’autant plus qu’ils en ont pris pour preuve la grandeur et les autres concluant la grandeur avec d’autant plus de force qu’ils l’ont conclue de la misère même, tout ce que les uns ont pu dire pour montrer la grandeur n’a servi que d’un argument aux autres pour conclure la misère, puisque c’est être d’autant plus misérable qu’on est tombé de plus haut. Et les autres au contraire. Ils se sont portés les uns sur les autres par un cercle sans fin, étant certain qu’à mesure que les hommes ont de lumière ils trouvent et grandeur et misère en l’homme. En un mot l’homme connaît qu’il est misérable. Il est donc misérable, puisqu’il l’est. Mais il est bien grand, puisqu’il le connaît.

DSCF5641.jpg 333 La misère persuade le désespoir. L’orgueil persuade la présomption. L’Incarnation montre à l’homme la grandeur de sa misère par la grandeur du remède qu’il a fallu.

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DSCF5643.jpg 126 Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l’occupation au‑dehors, qui vient du ressentiment de leurs misères continuelles. Ainsi s’écoule toute la vie, on cherche le repos en combattant quelques obstacles. Et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l’ennui qu’il engendre. Il en faut sortir et mendier le tumulte. Car ou l’on pense aux misères qu’on a ou à celles qui nous menacent.

DSCF5644.jpg 184 En voyant l’aveuglement et la misère de l’homme, en regardant tout l’univers muet et l’homme sans lumière abandonné à lui‑même, et comme égaré dans ce recoin de l’univers sans savoir qui l’y a mis, ce qu’il y est venu faire, ce qu’il deviendra en mourant, incapable de toute connaissance, j’entre en effroi comme un homme qu’on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s’éveillerait sans connaître et sans moyen d’en sortir.

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DSCF5658.jpg 382 Misère. Salomon et Job ont le mieux connu et le mieux parlé de la misère de l’homme, l’un le plus heureux et l’autre le plus malheureux, l’un connaissant la vanité des plaisirs par expérience, l’autre la vérité des maux.

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DSCF5668.jpg 139 Les grandeurs et les misères de l’homme sont tellement visibles qu’il faut nécessairement que la véritable religion nous enseigne et qu’il y a quelque grand principe de grandeur en l’homme et qu’il y a un grand principe de misère.

DSCF5670.jpg 224 L’homme n’est pas digne de Dieu mais il n’est pas incapable d’en être rendu digne. Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.

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DSCF5677.jpg 108 La grandeur de l’homme est si visible qu’elle se tire même de sa misère. Car ce qui est nature aux animaux, nous l’appelons misère en l’homme. Par où nous reconnaissons que sa nature étant aujourd’hui pareille à celle des animaux, il est déchu d’une meilleure nature qui lui était propre autrefois.

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DSCF5695.jpg 254 Jésus-Christ n’a fait autre chose qu’apprendre aux hommes qu’ils s’aimaient eux‑mêmes, qu’ils étaient esclaves, aveugles, malades, malheureux et pécheurs ; qu’il fallait qu’il les délivrât, éclairât, béatifiât et guérît, que cela se ferait en se haïssant soi‑même et en le suivant par la misère et la mort de la croix.

DSCF5696.jpg 393 Misère. La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort.

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DSCF5711.jpg 181 La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l’orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère.

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4 1re partie : Misère de l'homme sans Dieu.

2ème partie : Félicité de l'homme avec Dieu

autrement

1re part. Que la nature est corrompue, par la nature même.

2ème partie : Qu'il y a un Réparateur, par l'Ecriture.

lundi 1 juin 2015

Souvenirs d'un avenir radieux

Chers amis cyclistes de la micr0labe,

après l'épisode de la destruction du Belfo,

après le drame du vol du rouge et blanc et noir,

mais aussi après de nombreuses aventures pleines de fantaisies et de rêves oniriques,

j'ai l'honneur de vous présenter le nouveau bicloune officielle du peloton micr0labe.

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Reprenant quelques une des caractéristiques techniques du rouge et blanc et noir qu'il remplace (souvenez vous, notamment les belles étapes 101 et 125 -rubrique "Glandathlétisme"- Hommage...) DSC_0806.jpg
à Rennes, en solitaire


ici en vacances à la mer avec le Shimasport de TcroixT, ah, que de souvenirs...

velo2.jpg ... ce nouveau vélo de la team micr0labe est fin, élegant, élancé, rapide comme la bière qui s'étale sur une nappe cirée et véloce comme un chamois qui fuit la dameuse en plein hiver. Il est de couleur "noir-scotch", avec des touches de "jaunasse-frime" et de "gris champion". Ses braquets variés sont parés pour tous les dénivelés et toutes les gueules de bois. Il freine bien et fait pas trop mal au cul pour un vélo de course. Mais gare aux voleurs ! Le propriétaire annonce qu'il sera sans pitié, et que le vélo est piégé.

En route pour de nouvelles aventures !

Remerciements :

Ce vélo a reçu le soutien de la fondation "un beau vélo pour un cy-clodo"; merci à Thomas Blond du ROCK pour la base historique du bicloune, à Ali de "Ali Ba-Byke" et Monsieur Meunier des Cycles Meunier pour les prêts et les conseils, au Monsieur des fournitures de chez Hubert (Reims) pour les serflex cadeaux.

Partenaires institutionnels de la micr0labe :

Ce vélo a été monté entre avril et mai 2015, entre l'atelier vélo de l'Ecluse (Reims -lien-), l'atelier vélo de l'Elaboratoire (Rennes -lien-) et La tête dans le guidon (Angers -lien-). Tous ces ateliers sont autogérés et sympathiques.
Demandez de notre part Monsieur Meunier à l'Ecluse, Raul à l'Elabo et Xavier à la tête dans le guidon, ils sauront vous aiguiller dans la jungle des pignons. Supportons nos bouclards locaux ! Vive la roue libre !

Retrouvez bientôt le noir-jaune-gris en action : de nouvelles cyclo-romances en préparation.

Bonnes balades à tous !

mardi 11 novembre 2014

"Amours bafoués à Kermorin", ou "la Bretagne libérée de leurs envahisseurs"

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L'entrée dans le pavillon témoin de leur amour donna lieu à d'indescriptibles manifestations sensuelles. Parfois l'architecture dépossède les esprits et déchaine les corps.

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Il la cherchait, elle n'était pourtant pas loin (dans l'angle à gauche) ; les enquêtes des détectives privés ligériens se soldèrent toutes par de cuisants échecs. L'amour s'enfuit. Lui, plein de fougue et de vindicte : "Certains osaient les dire "correct", ces barbares scientifiques !"

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... c'était dans un salon de beauté qu'ils s'étaient rencontrés. Elle coupait les ongles, lui les ramassait, comme d'autres mouillent leur pain dans les vespasiennes. C'était son plaisir, sa madeleine de Prust.

DSC_0869.jpg Elle fréquentait le magasin, lui l'autre magasin. Ils s'étaient frôlés depuis tant de temps... Quelle ne fut pas leur joie mutuelle quand ils purent comparer leurs anatomies après avoir comparés leurs tickets de caisse ! La marchandise permet aussi parfois le miracle de l'amour. "Le spectacle répugnant de certaines complicités n'aura pas été la moins cruelle de nos épreuves morales", lui fit elle avec tendresse.

DSC_0882.jpg Ils pélerinaient au rabais ; leurs moyens modestes, dilapidés déjà dans les courses aux Magasins, ne leur laissaient que ces ersatz, mais ils s'en contentaient. Car l'amour prie aux exvoto les plus modestes, et sait magnifier le discret.

DSC_0889.jpg De Nantes à Brest, il parcouraient d'incroyables paysages de beautés surprenantes, ou le grandiose le dispute au sublime. Ils s'aimaient, simplement. En roulant vers un avenir radieux.

DSC_0893.jpg La carte de leur amour les égaraient sur le chemin du bonheur. "C'est par ici?" dit elle. "Non, par là." lui répondit il.

DSC_0894.jpg Elle attendait. Tout cela lui rappelait la vie d'avant, les guinguettes, les chars d'assaut, les bals de débutantes. Et c'est d'un cœur gonflé de joie, d'une voix tremblantes encore de leur larmes si récentes, qu'ils lancent au ciel, avec ferveur, ce cri de leur amour : "Vive l'amour !"

DSC_0899.jpg Ils voyageaient, parcouraient le monde, visitaient des lieux pittoresque. Parfois, ils buvaient des cafés allongés. Les anglais avaient débarqués, à Quintin. Ils leur restait toujours la possibilité de sauter dans le canal. Un ancien du village leur avaient dit, et cela répondit en partie à leur interminables conversations géopolitiques ; "si les anglais arrivent, mords les".

DSC_0905.jpg Les marchandises, les fêtes villageoises ; tout cela leur était interdit du fait de son état de santé. Ils buvaient du jus bio, il s'occupait d'elle, elle s'occupait de lui, elle s'occupait d'elle, il s'occupait de lui. Ils s'occupaient d'eux du mieux qu'ils pouvait. Mais la pétanque et le bal leur manquait toujours.

DSC_0910.jpg "Terre ingrate !", s'exclama t'il. Elle opina.

DSC_0916.jpg Son père désapprouvait fortement leur relation. Sa situation modeste n'était pas à la hauteur de ses espérances. "Il sera pendu demain matin !"

/ Intermède /

DSC_0917.jpg Les saisons passèrent, le lait devint beurre, le vin ne sera plus tiré. Et ils y associaient, avec le poignant regret de leur absence, les victimes totales, les martyrs, les fusillés de Bretagne, qui ont fait à la V-Cause le suprême sacrifice et qui n'ont pas eu la joie de voir cette libération pour laquelle ils avaient tout donné.

DSC_0926.jpg Il priait, roulait, priait, et roulait encore. Il voulait être champion en Christ, champion en course. Il noyait son chagrin dans les tours de roue et les eucharisties.

DSC_0950.jpg Le zodiaque, sur la plage, restait désespérément vide. Il attendait qu'elle se présente pour son enlèvement, mais ne vint pas. Il attendait, contemplait le coucher de soleil, seul, ressentant fort le sentiment solitaire de son infinie solitude. "La lune au moins elle, a les étoiles !" Il en composa de très beaux vers -disponibles franco de port auprès de micr0lab-.

DSC_0969.jpg La canicule, les gares, les amis de passage et les bons conseils...

DSC_0973.jpg ... tout cela le conduit à assumer cette réalité qu'il se cachait depuis tout ce temps : le train de leur amour était sans arrêt. "Maintenant, au travail !", se dit il à lui même en son bunker intérieur. "Nous avons bien des larmes à sécher, bien des plaies à panser, bien des ruines à relever." "La vitesse de transport ne fait que multiplier l'absence, voyager pour oublier, conseillait-on autrefois au neurasthénique, voyager palliait la tentation suicidaire en lui opposant un substitut, la petite mort du départ, l'acquisition de la rapidité du déplacement c'était la disparition dans le sans-lendemain de la fête du voyage et, pour chacun, comme une répétition différée de son dernier jour."

FIN

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