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jeudi 19 septembre 2019

Beth S.



Beth Store a un an et des poussières, celles qui s'accumulent sur la vitre du cadre abandonné dans une trocante de Georgie, USA, vendu quelques dollars. Qu'on ramène Beth Start à quelques rues de là ou qu'on lui fasse traverser l'Atlantique, son home sweet home est perdu dans les limbes. Le portrait a eu fonction d'exposition et puis les étagères ou la table de nuit ou le bureau se sont effacés. Déménagés, revendus ou jetés aux ordures. Les murs ont disparu, repeints, démolis ou revendus aussi. Et les gens, les parents, ceux pour qui le portrait avait été tiré, encadré, sont-ils partis sans l'emporter, ont-ils disparu aussi sans laisser de traces, ils ne parvenaient déjà pas à préciser l'année où souriait Beth Starve, 1964 ou 65. Beth Sting est marquée à tout jamais par la rature et la dérive. Elle s'est retrouvée en France, à Marseille, en 2019, dans un appartement étranger à ceux qui l'ont apportée et à celui qui l'a acceptée, en transit. Beth Stalk, ou du moins son image, peut-elle encore s'incorporer à une maison, à des gens qui ne la connaissent pas mais qui lui donnent bien l'âge qu'elle a sur cette photo. Beth Step voyage encore, Marseille - Toulouse, un autre appartement, des distances beaucoup plus courtes, d'une pièce à l'autre, d'un coin à l'autre, rebord, table basse, escalier, bureau, table de nuit, elle fait une excursion dans la cave, ou une incursion, elle en revient saine et sauve, on lui épargnera la poubelle et le trottoir. Beth Story se fixera peut-être ici, mais il est peut-être dans sa nature de divaguer à nouveau et de recevoir toutes les histoires qu'on voudra lui coller sur le dos, le dos de sa photo bien sûr.


lundi 15 octobre 2018

Ce que l’on ne voit plus, au zoom