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mardi 17 décembre 2019

Vous savez, comme on dit parfois

Vous savez, comme on dit parfois

En chantier , j’m’appelle teuse.

Il y a un tag comme ça sur ce joueb.

Et bien voilà: ce n’est pas juste une façon de placer les mots « Chantiers » et « Pelleteuse » dans une phrase.

Il y a en fait bien plus que ça.

C’est une marque d’adaptabilité, de flexi-identité, d’accomodabilité.

Ainsi, il n’est pas dit que de tout temps, pour tout le monde, je m’appellerai « Teuse »: non, uniquement en chan•tier. Comment je m’appelle le reste du temps?

Personne n’en sait rien.

Aujourd’hui, micr0lab lève le voile pour vous:

En croisade , j’m’appelle rin.
À Nancy , j’m’appelle osi.*
Au football , j’m’appelle é.
Quand il faut creuser , j’m’appelle .
À la mer , j’m’appelle ican.
Pour l’amour , j’m’appelle vis.

*: bonus pour la rhyme, malus parce que c’est pas universel à comprendre.

Voilà, donc la liste n’est pas terminée, l’adaptabilité de l’esprit humain étant sans limites (cf. les divers camps de la mort), mais elle donne une meilleure idée : on le pensait boute-en-terrain, ce teuse, il est en fait symbole de l’être moderne, toujours en phase avec son interlocuteur, toujours adaptant son discours et se mettant au niveau de son interlocuteur, en fonction du lieu.

Je le hais.