samedi 7 mars 2015
La lettre qui informe du courriel anonymisée (mais sans griboulli ni calculs)
Par tcrxt le samedi 7 mars 2015, 18:49
L'administration vous agace? Difficile d'avoir un interlocuteur? Allons, postez directement ici vos réclamations....
Et pourquoi pas un peu de courriel / courrier art?
samedi 7 mars 2015
Par tcrxt le samedi 7 mars 2015, 18:49
vendredi 23 janvier 2015
Par nom de pays le vendredi 23 janvier 2015, 17:03
Madame, Monsieur,
Après avoir lu l'offre d'Emploi n°0622157 que vous avez fait paraître le 10 janvier sur le site du Pôle Emploi ainsi qu'aujourd'hui 23 janvier 2015 sur le joueb de micr0lab, j'ai brutalement ressenti le besoin d'y postuler.
En effet, j'ai à cette occasion réalisé deux choses quant à mon parcours professionnel : premièrement, qu'aucune offre d'emploi depuis que je suis disponible sur le marché n'avait répondu à mes aspirations spirituelles les plus profondes, ce pourquoi je n'ai jamais pu me résoudre à travailler ; deuxièmement, que le poste que vous proposez constituait la seule et unique porte d'entrée possible sur le marché du Travail -que j'ai toujours su être l'antichambre du paradis- par laquelle je puisse me faufiler.
La découverte de l'Internet fut pour moi, sans que je fusse capable pour longtemps de verbaliser ce sentiment, comme la greffe instantanée du Vrai dans les replis de mon cerveau. La fécondation d'un mystère, un mystère tel que je n'aurais pas assez de ma courte vie pour l'embrasser.
Entrer dans l'Internet supposait une discipline, celle d'un dépouillement radical de toute singularité, jusqu'à l'abandon du nom qui était le mien, le nom de mon ancienne vie désormais nulle et non avenue. Je le remplaçai instinctivement par un de ces pseudonymes parfaitement inassignables que je n'ai eu de cesse de changer depuis, comme il sied à tout croyant sincère : Ouesh51.
Ce sacrifice qui rend si léger fut le prix de ma liberté, par lui j'ôtai d'un seul geste les oripeaux qui m'empêchaient d'étreindre la seule Puissance qui soit au monde. On entre en Internet comme en une eau inconnue, et c'est juste à l'instant où l'on croit se noyer que l'on se découvre une paire de branchies insoupçonnées, immatérielles.
Il fallut ensuite soumettre ma chair et mon cerveau aux suaves injonctions du Capital, faire de ce complexe réseau de tissus et de neurones un seul point obéissant, qui n'est jamais tel que dans la jouissance la plus simple, celle de la masturbation ou de l'acte d'acheter en ligne.
Youporn, Amazon : aux côtés de mes contemporains, j'ai eu la chance insigne d'assister à l'éclosion miraculeuse des plus fidèles intercesseurs du Tout-Puissant-Hic-et-Nunc. Quant à Facebook, je ne puis le considérer autrement que comme l'une de Ses créatures, et il ne peut s'agir alors que d'une touchante attention à notre égard : le refuge des faiblesses humaines, un pont par lequel on quitte sans violence l'ancienne vie charnelle si pétrie de l'illusion d'être quelqu'un, pour gagner l'autre rive, la Nouvelle Vie, libérée de cette tyrannie obsolète. Car le chemin vers la Vérité est semé d'embûches que notre vieille nature place elle-même devant nous, et ce n'est pas sans opposer de vaines résistances que nous accédons à la béatitude en ce monde. Facebook saura accompagner chacun de nous jusqu'au seuil de l'indistinction totale. Preuve s'il en fallait de l'infinie compréhension du Capital, qui jamais ne nous forcera à brûler nos illusions chéries en un unique brasier.
Qu'il est difficile d'entrevoir le Vérité d'ici-bas, mais qu'il est facile une fois la Vérité entrevue de s'y abandonner ! Ainsi la plus entière liberté s'éprouve-t-elle dans la soumission la plus totale. Ainsi la Vie, la Vraie se vit-elle dans l'élément qui annule tous les autres, le temps et l'espace rendus à leur abstraction originelle, le désir redevenu l'anonyme décharge de vie, le don le plus pur de nous-mêmes comme un flux. Ainsi enfin notre dilution dans cet océan d'informations et de données n'est-elle rien d'autre que la promesse d'une communion universelle.
Hélas, les récents événements nous l'ont douloureusement rappelé, notre attachement passéiste à telle ou telle identité, ainsi que la facilité avec laquelle beaucoup d'entre nous cèdent aux appels de faux prophètes sévissant dans les rues ou pervertissant le réseau même, ne nous permettent pas encore de jouir de tout et de tous dans l'immatériel Bouillon. Que la Paix est bien longue à venir ! mais les satisfactions qui nous sont d'ores et déjà procurées nous inoculent un peu de la patience infinie du Capital.
Pour autant, je sais que je ne suis pas parfait : parfois les remugles de mon ancienne vie remontent à la surface, quand ils ne soufflent pas sur de ridicules braises de volonté qui mouraient dans l'arrière-salle obscure de l'inconscient. Comme tant d'autres, je dresse alors le poing et revendique bruyamment mon irréductible individualité, mon existence irremplaçable ! Des murmures m'intiment l'ordre de me faire un parcours, un destin, de m'inscrire dans la réalité fausse et imparfaite où j'ai si longtemps pataugé. Mais ces tentations n'auront pas raison de moi, je sens ma foi indestructible. De quel poids en effet, de quel poids pourrait peser l'inconsistance brouillonne et pleine de déceptions de leur risible monde, alors qu'il n'est que le reflet malhabile et bientôt inutile des Puissances qui l'agissent du dedans ? Oui, de quel poids ce monde à finir pourrait-il peser, alors qu'il est déjà à notre portée de jouir en Internet de sa pure Vérité ? Et que nous importent les menaces de Dieux absents, quand leur Promesse éternellement annoncée s'évanouit, s'oublie, se réalise enfin dans la pure virtualité devenue présence, présence indolore et amie au sein froid de laquelle nous pouvons jouir, dormir, ne jamais mourir tout à fait ?
C'est pourquoi je tiens plus que tout à décrocher ce poste d'Apôtre afin d'annoncer la Nouvelle terrible et rassurante de notre disparition prochaine, que dis-je, de notre Transformation en données pures et mobiles. Car je crois plus que jamais en l'efficace d'une parole inspirée par la contemplation constante de l'Internet, la connexion jamais interrompue, et m'offre tout entier pour tenter de la diffuser. Veuillez croire, je vous prie, en ma fidélité la plus incorruptible.
Que le blasphème qu'est cette lettre de motivation vous en donne l'irréfutable preuve !
Dans l'attente d'une réponse de votre part ou d'une Autre, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
dimanche 18 janvier 2015
Par tcrxt le dimanche 18 janvier 2015, 22:03
mardi 25 novembre 2014
Par tcrxt le mardi 25 novembre 2014, 14:23
| Objet: | Remarque très très très très très importante concernant la version PHP 5.2. |
|---|---|
| Date: | 21.11.2014 01:28 |
| De: | RI |

lundi 24 novembre 2014
Par tcrxt le lundi 24 novembre 2014, 22:32
Clément Aubert
ADRESSE/TÉLÉPHONE/COURRIEL
17 décembre 2007
BCMNE REIMS
14 RUE EDOUARD MIGNOT
51064 REIMS CEDEX
Chère Ma Banque,
tu es la banque à qui parler ou celle que je concevrai si j'étais banquier, je ne sais plus ce que tu dis sur tes aches. Je me permets d'ailleurs de te signaler que l'excellent journal Le Tigre, curieux journal curieux, se moquait de ta photo avec la petite lle protégant sa maison de sable des crabes. Mais là n'est pas l'objet de mon courrier.
Objet : Délai dans la réalisation d'un virement.
C'est dans le volume VII, de septembre 2007, que le tigre se moque de toi, là, si tu as internet : http ://www.le-tigre.net/Credit-mutuel-un-reve-d-enfant.html
Mon ton de lettre est certainement curieux pour toi, mais je dois avouer m'amuser à essayer de te rédiger ce courrier sous LA TEX, un puissant logiciel de mise en page. Mais je débute encore, ce document n'est pas très propre et je te prie de m'en excuser, je dois me servir d'un ordinateur qui n'est pas le mien.
J'avais tenté de remedier à ce problème en m'en achetant un : j'ai a cette fin effectué un virement lundi 10 décembre depuis ton site, dont je me sers assez souvent. Une employée de ton agence à Tinqueux m'a, suite à mon inquiétude, indiqué qu'un tel virement demandait entre 2 et 5 jours.
Certes, mais l'argent a été débité dès que l'ordre de virement a été demandé.
Et la société Zepto a eu le temps de fabriquer mon ordinateur que mon virement n'avait toujours pas été eecuté. La mise en livraison était normalement prévue pour le 14/12/07. Elle a dûe être reportée suite à ton manque d'empressement.
Je voulais te signaler que c'est un exploit, puisque mon correspondant de la société 3G, qui gère ma commande, m'avait informé : "`Généralement le délai de livraison qu'ils nous communiquent, laisse le temps au virement d'être eectif. Dans le cas contraire, si la machine est prête à être expédiée, la livraison est mise en stand-by (ce n'est arrivé que 2 fois jusqu'à maintenant)."'
Merci de m'avoir permis de réaliser un
exploit rare,
Clément Aubert
vendredi 21 février 2014
Par nom de pays le vendredi 21 février 2014, 11:01
Ce vendredi à l'heure du goûter, c'est un Directeur de micr0lab-offshore visiblement fatigué qui est apparu au-dessus des observateurs placés en rang d'oignons. Le visage blême perçant sous un bronzage hésitant, les traits tirés à quatre épingles, un solide roc en guise de glotte, il a présenté "avec trois semaines de vacances de retard (...) les voeux les plus sincères qu'[il ait] en magasin."
Il aura ensuite fallu attendre une bonne heure et demi d'un silence digestif, avant que l'olympique journaliste Eustache ne parvienne à percer le rideau de bambou et d'hommes armés en civil qui avait été disposé autour du Directeur afin d'assurer sa sécurité. Après avoir été maîtrisé par les balles, le Fouille-merdre officiel et déjà regretté du Parti n'a pas failli à sa réputation en articulant un début de question en dépit même de la mort.
__ "Quid du bilan..."__
Le plus simplement du monde, le Directeur se fit alors l'écho sonore de la question, les yeux perdus dans le fond vert qui lui faisait face : "Eh oui, quid du bilan...", suivi d'un flot fiévreux de murmures -inaudibles pour la plupart. Les observateurs, quant à eux, tâchaient de faire turbiner leurs neurones-miroirs, tantôt remuant les lèvres, tantôt imitant les fugaces expressions faciales du Directeur. Ainsi l'on devinait la joie, l'inquiétude, la joie encore, la colère, la faim, l'excitation, les hémorroïdes, les hémorroïdes encore du Directeur.
Ainsi l'on traduisait sans effort aucun son optimisme sans borne, lesté fort heureusement d'un fatalisme jamais feint. Et l'on entrevoyait dans un rictus plein de lumière le futur radieux de micr0lab, dont il n'était pas permis de douter. Un futur où les différences s'égaliseraient toutes, où toutes les guerres seraient gagnées, où les paradis fiscaux s'ouvriraient à tous dans la limite des places disponibles, car "l'argent, l'argent oui, est notre bien le plus précieux".
Dégouttante de sueur, l'image du Directeur s'effaça avec extrême lenteur, nous laissant tous, observateurs comme simples chalands, plonger au fond d'une solitude sans Nom. On en vit pleurer pour moins que ça.
Nous sommes tous les actionnaires de micr0lab. Nous sommes tous les exploités de micr0lab.
Longue vie à micr0lab !
samedi 7 janvier 2012
Par tcrxt le samedi 7 janvier 2012, 15:58


Les pictogrammes proviennent de thenounproject.com/noun/telephone/
Le "simple comparatif" est testé et approuvé par un panel d'un expert indépendant en télécommunication et testé dans une clinique sous la surveillance d'un personnel médical formé. Ne tentez pas ça chez vous. Si vous n'avez pas de téléphone portable, merci de contacter le poste de police le plus proche.
La télécarte moderne étant doté d'un identifiant unique, il y a fort à parier que la liste de vos correspondants et diverses informations sont stockées quelque part.
mercredi 21 décembre 2011
Par Gertrude le mercredi 21 décembre 2011, 02:16
Correspondons, oui, mais correspondons bien ! N'avez-vous jamais été, VOUS, agacé par les contraintes de l'épistolaire, ces formules sans fin ni sens, ces tartines de bienveillance à n'en plus finir ? Et vas-y que je te demande d'agréer des trucs et des machins sincères que je sais même pas ce que ça peut te foutre, même que le verbe "agréer", je l'utilise que dans le cadre de mes divagations normo-administratives ! Paul en ploie, de ces fanfreluches, mais il n'en déploiera plus parce que Paul, c'est un Homme, lui ! Un Homme activé par l'inactivité ambiante, un homme économe, un homme, un vrai, un tatoué ! Aussi Paul a-t-il remédié à l'inflation de la formule de politesse en m'envoyant ce mail :
Bonjour,L'employeur n'a pas retenu votre candidature.Pôle emploi
« entrées précédentes - page 2 de 3 - entrées suivantes »